En direct

La ville en beauté au Pavillon de l’Arsenal
Affiche de l'exposition "La beauté de la ville" au Pavillon de l'Arsenal - © Pavillon de l'Arsenal
Exposition

La ville en beauté au Pavillon de l’Arsenal

JACQUES-FRANCK DEGIOANNI |  le 26/05/2021  |  CulturePavillon de l'ArsenalParis

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Architecture
Culture
Pavillon de l'Arsenal
Paris
Valider

«Qu’est-ce qui fait la beauté d’une ville?» s’interroge benoîtement le Pavillon de l’Arsenal (Paris IVe). Vaste sujet, un brin casse-gueule, source de polémiques et, à tout le moins, de controverses. Eléments de réponse à travers une exposition…

«Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. Et je l'ai trouvée amère. Et je l'ai injuriée.» (Rimbaud. Une saison en enfer). Rien de tel dans l’exposition «La beauté d’une ville», qui ouvre ce 26 mai au Pavillon de l’Arsenal, sur fond d’interrogations esthético-urbanistiques quant au visage futur à donner à la capitale et, par extension, au Grand Paris… Sept thèmes, chiffre magique, dessinent le parcours de ladite exposition : le site, la morphologie, l’urbanité, l’architecture, les externalités, le vivant et l’hospitalité.

Esthétique

Autant de questions qui invitent les visiteurs à parcourir Paris depuis le XVIIIe siècle au fil d’une déambulation scénographique rythmée par une centaine de documents historiques, de plans, de photographies, d’entretiens vidéos réalisés par Océane Ragoucy et d’un montage de délicieuses références cinématographiques sur le piéton de Paris proposé par Stefan Cornic et Stéphane Demoustier. L’exposition, qui s’enroule autour d’une prairie éphémère conçue par les paysagistes de Wagon Landscaping, démontre que la beauté d’une ville dépasse, et de loin, sa seule dimension esthétique. Ce qu’une cinquantaine d’architectes, artistes, commissaires d’exposition, historiens, paysagistes, philosophes, sociologues, urbanistes tentent ici d’appréhender et de formuler.

Polémiques

Des analyses rassemblées dans l’ouvrage coédité avec Wildproject, où se déploient les mille et une controverses qui ont rythmé la fabrication de Paris depuis Voltaire en faveur des embellissements (1749), à Rousseau dénonçant «des rues sales et puantes, de vilaines maisons noires» (rien de nouveau!), en passant par Victor Hugo, Émile Zola ou les protestations furieuses d’artistes coalisés contre l’érection de la tour Eiffel. Rien qui ne ressemble, somme toute, aux polémiques qui ont jalonné la création du Centre Georges-Pompidou, de la Pyramide du Louvre, des colonnes de Buren au Palais-Royal, etc. Entre pieux conservatisme frileux et modernité par trop arrogante, les échanges sont toujours aussi inflammables…

Exit Rimbaud en route pour l’Afrique, restent Baudelaire ou encore le bel Apollinaire. Paris ne ressemble-t-elle pas, au fond, à ce que l’oiseau du Bénin annonce à Croniamantal dans Le poète assassiné? : «Elle est la laideur et la beauté ; elle est comme tout ce que nous aimons aujourd'hui.»

Exposition créée par le Pavillon de l’Arsenal, jusqu’au 26 septembre 2021.

Commentaires

La ville en beauté au Pavillon de l’Arsenal

Votre e-mail ne sera pas publié

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur
Ajouter Le Moniteur à l'écran d'accueil