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LA TRADITION CONTEMPORAINE DE WANG SHU

le 17/09/2018  |  Gironde

Sous le sceau du dialogue entre les techniques de savoir-faire ancestraux et la modernité, les réalisations du Pritzker chinois constituent une réflexion critique de l'architecture de son pays. Le centre Arc-en-rêve, à Bordeaux, en fait la démonstration en cinq projets.

En une trentaine d'années, 90 % des structures traditionnelles chinoises ont été réduites en poussière. Face aux bulldozers et à la bétonisation, Wang Shu invente une autre façon de construire, encore marginale mais saluée par un prix Pritzker en 2012. C'est avec son épouse, Lu Wenyu, diplômée comme lui du Nanjing Institute of Technology, qu'il fonde son agence à Hangzhou en 1997 - Amateur Architecture Studio, dont le nom reflète leur approche particulière.

Jusqu'au début du XXe siècle, l'architecture en Chine était le fait des philosophes ou des artisans. « C'est dans cette tradition de lettré, nourri par la philosophie, la littérature et les arts que se situe Wang Shu », relève Cai Wenwen, chef de projet de l'exposition. La peinture traditionnelle de paysage constitue notamment une forte source d'inspiration et de réflexion sur la contemplation de la nature.

Opposé à tout système, aux « architectures autocentrées » ou à « l'arrogance subie par la rétine », l'homme de l'art défend une approche modeste, incomplète, marquée par le chaos, voire la banalité. « Il est souvent perçu comme un nostalgique du patrimoine, alors que sa démarche est très contemporaine et innovante, relève le directeur artistique d'Arc-en-rêve, Michel Jacques. S'il assume totalement son époque, c'est avec la conviction que le projet architectural et urbain ne peut être nourri que de la tradition. » L'exposition s'organise autour de cinq projets majeurs, tous réalisés en Chine, son unique terrain de jeu. Tout le long du parcours, un alignement de caisses suspendues présentent les matériaux utilisés par l'agence : pierres, tuiles, céramique, bambou, terre, béton, briques, etc.

Art de la négociation

Le parcours débute par le campus de Xiangshan, réalisé entre 2004 et 2007. Ce premier projet phare lui a été confié par le directeur de l'école supérieure des beaux-arts de Hanghzou. Bien qu'elle ne représente que la seconde tranche des travaux, soit 14 bâtiments sur 22, une maquette donne une idée de la démesure du projet.

Développé sur 150 000 m2 , le campus est conçu pour accueillir 6 000 étudiants. Dans sa conception, l'architecte a beaucoup réfléchi à l'insertion des édifices dans les collines environnantes. De longues coursives placées en façade et de nombreuses ouvertures offrent autant de points de vue et de perspectives sur la nature.

Construite en 2013, la maison d'hôtes Washan, qui complète ce campus des arts, figure comme une synthèse de son approche.

Un grand tirage photo représente la charpente [...]

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