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La Tate Modern de Londres crevassée?!
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La Tate Modern de Londres crevassée?!

DEGIOANNI Jacques-Franck |  le 09/10/2007  |  InternationalCultureEuropeProfessionArchitecture

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Une longue crevasse zigzague à travers le sol en béton de la Tate Modern: "Shibboleth", une nouvelle installation conçue par l'artiste colombienne Doris Salcedo pour le vaste Turbine hall du musée londonien a été dévoilée lundi au public.
Cette "sculpture souterraine" qui veut provoquer un questionnement sur les divisions de la société et le racisme est déjà parvenue à diviser les premiers visiteurs. Alors que certains, en entrant dans le hall, cherchaient partout la nouvelle oeuvre annoncée de l'artiste, ne voyant pas qu'elle était sous leurs pieds, plus loin d'autres visiteurs scrutaient avec concentration les profondeurs de la crevasse.

"Shibboleth est un espace négatif. Il évoque le trou de l'Histoire qui marque la différence sans fond qui sépare les blancs des non-blancs", a indiqué l'artiste, qui vit à Bogota, lors de la présentation de son oeuvre.
La crevasse de 167 mètres a été creusée en cinq semaines dans le sol en béton du musée, une ancienne centrale thermique reconvertie, a indiqué Nicholas Serota, le directeur de la Tate à la presse. La crevasse devrait être comblée en avril prochain mais une cicatrice restera sur le sol du musée, a-t-il précisé.
Doris Salcedo s'est montrée réticente à expliquer comment elle et son équipe avaient procédé. Interrogée sur la profondeur de la crevasse, elle a répondu: "Elle est sans fond, comme la division entre les gens".

Doris Salcedo, née en 1958, a un discours volontiers politique et marqué par les violences en Colombie. Elle a précédemment travaillé sur des installations utilisant des meubles ou des vêtements usagés, transformant ces objets en métaphores de la souffrance des victimes de violence et d'injustice.
Doris Salcedo a indiqué ne pas s'attendre à ce que son installation rencontre un succès populaire immédiat. Cette oeuvre "demande du temps. Nous avons tous tendance à regarder vers le haut, et elle exige que le spectateur regarde vers le bas", a-t-elle souligné.

Cette installation qui fait partie des "Unilever Series", des sculptures ou installations monumentales crées pour le hall de la Tate Modern, succède à une proposition très populaire de l'artiste allemand Carsten Höller, "Test Site". Il avait installé des tobogans métalliques géants dans le musée, que le public, et surtout les enfants, utilisaient comme une attraction.
Cette série d'installations spécialement réalisées pour la Tate Modern avait été inaugurée en 2000 par "I Do, I Undo, and Redo", de l'artiste franco-américaine Louise Bourgeois.

D'après AFP

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