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La survie de la filière photovoltaïque française est en jeu

le 28/03/2013  |  EtatEnergies renouvelables

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Peu habitué à ce genre d’exercice, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) est sorti publiquement, mercredi 27 mars,  de sa traditionnelle réserve en critiquant la politique du gouvernement concernant la filière photovoltaïque.

Ses dernières décisions sont « inadaptées (et) mettent la filière en danger », juge le Syndicat des énergies renouvelables dans un communiqué. Ce n’est pas tant la publication, mercredi 27 mars, du nouvel appel d’offres pour les installations photovoltaïques de puissance comprise entre 100 kW et 250 kW qui interpelle le SER que le trou d’air créé du fait de l’annulation des 6e et 7e périodes de la précédente procédure (1er et 2e trimestre 2013).

Manifestement le SER ne s’y attendait pas. L’arrêt prématuré de l’ancienne procédure et le lancement, en juillet, du nouvel appel d’offres « se traduit par, au mieux, 13 mois de suspension d’activité pour les acteurs sur ce segment de marché », fait remarquer le SER. Et c’est 120 millions d’euros d’investissement en projet qui sont rayés d’un trait de crayon, indique-t-il à Enerpresse. Ce qui pourrait donner le coup fatal à la filière qui compte désormais 10 000 emplois après en avoir perdu 14 000 ces deux dernières années.

Le SER a demandé à être reçu par la ministre de l’Energie, Delphine Batho, « pour revoir sans délai l’ensemble des dispositions concernant les installations photovoltaïques de puissance supérieure à 100 kW ». C’est que les modalités de l’appel d’offres pour les unités de puissance supérieure à 250 kW lancé mi-mars n’ont, elles non plus, pas convaincu la filière.

« Sur les 36 propositions formulées par le SER sur cette procédure, seules deux ont été retenues », indique Arnaud Mine à Enerpresse. La première mesure à prendre d’extrême urgence est de lever l’annulation des 6e et 7e périodes de l’appel d’offres précédent. Une solution « juridiquement » possible, assure le président de Soler, la branche solaire du SER.

Au-delà de cette nécessité, Arnaud Mine invite le gouvernement « à changer de méthode ». L’exécutif n’arrive manifestement pas à trouver la bonne mesure pour offrir de la visibilité et de la stabilité à ce secteur qui subit une crise industrielle profonde.

Dans un tel contexte, le trou d’air provoqué par les dernières décisions gouvernementales est « catastrophique », ajoute Arnaud Mine, qui souligne que la cible de 1 000 MW installés cette année est dès lors « hors de portée ». Les secteurs bancaires et du bâtiment pourraient bien, cette fois, jeter l’éponge. Après, avec un tel déficit d’image, il sera particulièrement difficile de remonter la pente…

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