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« La stratégie des bailleurs sociaux est bloquée »

Propos recueillis par Elisabeth Gillion |  le 29/06/2012  |  France entièreNordCollectivités localesOiseSomme

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Claire Olivier raconte les travers du zonage et explique comment les bailleurs picards parviennent à construire hors « zone tendue ».

Comment se porte le logement social en Picardie, où l’Etat ne reconnaît qu’une seule zone tendue, sur Amiens ?

Plusieurs bailleurs, et notamment Oise Habitat et l’Opac de l’Oise, ont été taxés de 4 millions d’euros alors qu’ils bâtissent beaucoup. C’est plus qu’un symbole ! L’Etat a établi sa politique suivant les besoins de l’Ile-de-France et a ignoré nos soucis. On a 3 000 familles en attente d’un logement sur Beauvais et 43 000 en Picardie. Elles doivent attendre trois ans en moyenne. Mais la baisse des crédits d’aide à la pierre bloque notre stratégie de construction, la mixité sociale et le parcours résidentiel des locataires. En 2008, les bailleurs picards recevaient 12 millions d’aide à la pierre pour sortir 2 300 logements l’an. Cette année, on reçoit moins de 3 millions d’euros et on nous en a prélevé 4 millions. La région et les trois conseils généraux qui nous aidaient n’en ont plus les moyens. C’est pourquoi on étudie avec eux et les investisseurs privés des plans départementaux du logement.

Où se situe la demande ?

La plupart des villes ont leur quota. Nous tenons à servir les bourgs qui veulent garder les jeunes sur place. Jusqu’ici cette politique a évité la désertification. On a fait de l’aménagement équilibré du territoire. C’est vital dans une région industrielle très touchée par la crise, où les villes concentrent les logements sociaux. En bouchant cinq dents creuses, Marseille-en-Beauvaisis est passée de 900 à 1 200 habitants et a gardé ses commerces. Mais pour Chambly classée en zone 3, à 30 km de Paris, on ne peut boucler le tour de table. Donc, pour loger les familles du sud picard et bénéficier des aides liées à la zone 1, on construit en bordure de l’Ile-de-France.

Comment peut-on évaluer l’impact économique du secteur ?

Les bailleurs sociaux versent 30 millions de TVA par an et génèrent près de 8 000emplois non délocalisables. Le paradoxe ? Suivant nos enquêtes, 90 % de nos locataires se disent prêts à recommander leur bailleur.

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PHOTO - 646174.BR.jpg - © URH PICARDIE

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