Paysage

La seconde promotion de la Villa Le Nôtre transforme l’essai

Mots clés : Gouvernement - Hôtels et pensions de famille - Manifestations culturelles

La Villa Le Nôtre accueillera sa seconde vague de résidents en 2017. Sous la présidence de l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon et avec la participation de Paysage Actualités, le jury a désigné les cinq lauréats, répartis dans les quatre programmes de l’institution créée en 2015. Chacun d’eux disposera pendant au moins trois mois de l’hôtel Jean-Baptiste de la Quintinie qui jouxte l’école du paysage de Versailles.

Pour la première fois, le programme André Le Nôtre, le plus prestigieux de la Villa éponyme, a trouvé un résident à sa hauteur : l’architecte et géographe italienne Luisa Limido traitera du « métier de paysagiste en France dans la seconde moitié du XIXème siècle », et de la diffusion de ce modèle dans le monde occidental.

 

Les clés d’un âge d’or

 

En phase avec un programme dédié au rayonnement international de la France du paysage, sa résidence approfondira des recherches antérieures, consacrées à Jean-Pierre Barillet Deschamps : jardinier en chef du service des promenades et plantations de Paris sous la direction d’Adolphe Alphand, il transféra son savoir-faire dans les jardins publics de Turin, avant de convertir et de former des dizaines de disciples dans l’ancien et le Nouveau-Monde. Le travail de Luisa Limido arrive à point nommé, pour contribuer à nourrir le colloque qui, à la fin de cette année à Paris, célébrera le bicentenaire d’Adolphe Alphand, le  bras vert de Napoléon III et du baron Haussmann.

 

Hybridation des arts

 

A cette recherche universitaire, répondent les approches artistiques de trois autres résidents. A travers une bande dessinée consacrée au Grand Paris, la benjamine de la seconde promotion de la villa espère confirmer sa capacité à poser les enjeux paysagers dissimulés derrière l’enchevêtrement des acteurs. Agée de 25 ans et diplômée de l’école de Versailles, la résidence d’Alice Stevens s’inscrit dans le programme Yves Brunier, dédié aux jeunes talents créatifs. Deux autres résidences à connotation artistique ressortent du programme Jean-Baptiste de la Quintinie, consacré à la biodiversité : sous le titre « L’écofélicité de Fagus Sylvatica », Benjamin Arnaud se met en quête d’une hêtraie dont il projette d’extraire la quintessence heureuse dans une œuvre multimédia ; parmi une grappe de candidatures qui s’intéressent aux liens entre son et paysage, les « installations sonores » d’Arnaud Salle interrogeront, dans  une exposition interactive, la notion de nuisance associée au bruit dans l’espace public.

 

 

Archétype européen

 

Consacré au lien entre paysage et aménagement du territoire, le programme Jean-Claude Nicolas Forestier s’intéressera cette année à un thème fédérateur du patrimoine paysager européen : les allées bordées d’arbres. L’espagnole Marina Cervera espère contribuer à réinventer ce modèle archétypal, régulièrement attaqué pour des motifs de sécurité routière.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X