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La seconde ligne de tramway entre en ville

J.-J. T. |  le 29/06/2012  |  LoiretFrance entièreCollectivités localesTransports

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Orléans -

La nouvelle ligne est-ouest, inaugurée le 29 juin, a changé l’image de la ville, notamment du centre.

Dix ans après la première ligne de tram qui avait créé un véritable cordon ombilical entre le nord et le sud de l’agglomération orléanaise, une seconde sera opérationnelle le 30 juin. La ligne traverse cinq communes et relie Saint-Jean-de-Braye à l’est à La Chapelle-Saint-Mesmin à l’ouest après un passage dans le cœur historique d’Orléans.

Alors que le tracé initial de la fin des années 1990 projetait de suivre les grands boulevards qui ceinturent la ville, l’AgglO (communauté d’agglomération Orléans Val de Loire), présidée par Charles-Eric Lemaignen (UMP) et le maire d’Orléans Serge Grouard (UMP) ont imposé un tracé plus contraignant passant par le centre-ville. Le parcours a donc été réduit à 11,3 km mais avec un coût important (395 millions d’euros HT) et avec un chantier beaucoup plus contraint. « Oui, mais c’était un choix porteur d’aménagement urbain, insiste Charles-Eric Lemaignen et aussi d’utilité sociale .»

Ouverture sur la Loire

La ligne relie en effet des lycées, l’hôtel de ville, le palais des sports, le conseil régional, la sécurité sociale. Même s’il évite la gare et empêche une intermodalité totale, le parcours dessert avant tout le cœur commerçant, déplace le centre de gravité d’Orléans vers la Loire où se concentre l’animation urbaine et permet des opérations futures. Car le tracé du tramway s’accompagne de réalisations urbaines : à l’est, à Saint-Jean-de-Braye, avec l’écoquartier du Clos du hameau et la restructuration du quartier sensible de l’Argonne à Orléans. Ou, à l’ouest, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, dans le quartier des Salmoneries et à la « tête nord du pont de l’Europe » où un grand programme est en préparation.
Mais c’est d’abord dans le centre d’Orléans que la « révolution urbaine » selon le mot du maire est en marche. La Ville a mis la main à la poche pour que les lignes aériennes soient remplacées dans le centre par l’alimentation par le sol (APS) permettant un « aménagement plus qualitatif », notamment dans la rue Jeanne-d’Arc, grande artère qui coupe la ville et mène à la cathédrale.

Dix ans de projets

Le cœur de ville se déplace aussi vers la place De Gaulle, où se croisent les deux lignes de tram, avant de filer vers le quartier Carmes-Madeleine. C’est dans ce secteur encadré par une ZAC de 5,3 ha que la commune veut mener une importante opération d’urbanisme avec reconquête de l’hôpital pour y installer l’université et 2 000 étudiants. La rue des Carmes qui irrigue ce quartier sera alignée et élargie en démolissant quelques dizaines d’habitations pour laisser place à du logement ou des commerces.
Au-delà du quartier, le tram retrouve les boulevards dont la restructuration lourde a été repoussée au-delà de 2015 tout comme le projet tout proche de la future salle Arena. Ainsi, cette seconde ligne de tramway ouvre la porte sur une dizaine d’années de projets urbains.

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PHOTO - 653543.BR.jpg - © Jean-Jacques Talpin
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PHOTO - 654114.BR.jpg - © Com. D’aggl. Orléans val de loire
« A la fois un projet de transport et un outil d’aménagement » Quel bilan tirez-vous de ce chantier hors normes ?

Le projet initial a été respecté, l’enveloppe de 395 millions d’euros n’a pas été dépassée, les délais ont été tenus. Nous avons beaucoup travaillé sur la qualité des finitions, le souci du détail, en étant vigilants jusqu’au dernier jour. Nous sommes la seule agglomération de moins de 300 000 habitants à disposer de deux lignes, ce qui a permis d’augmenter l’offre de transport de 7 %. Cela se fait à coût constant sans augmenter notre contribution au nouveau délégataire du réseau, Kéolis.

L’image de la ville en est-elle changée ?

Le tram n’est pas qu’un projet de transport, c’est aussi un outil d’aménagement urbain. En ce sens, nous sommes comblés car les cinq villes traversées ont changé de visage. Le prix au kilomètre est certes élevé, mais je suis fier d’avoir réalisé ce projet avec des aménagements très qualitatifs. C’est vrai à Orléans où la Ville a payé le surqualitatif lié notamment à l’APS [alimentation par le sol].

Faudra-t-il étoffer ce réseau ?

Je laisse aux élus de la prochaine mandature le soin de définir leur vision du transport public. Mais il faudra une ligne de transport en commun en site propre (j’ai dit TCSP, pas tram !) pour relier le futur quartier Dessaux-Citévolia. Là se fera le développement tertiaire de l’agglomération qu’il faudra accompagner par une offre de transport de qualité.

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