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La santé se cultive sur les toits ou sous terre
Livrée en avril 2019 dans le quartier Marcel-Cachin, la Cité maraîchère permettra à Romainville de renouer avec son passé agricole. - © ILIMELGO

La santé se cultive sur les toits ou sous terre

F. d'O. |  le 19/10/2018  |  SantéSeine-Saint-DenisAnru

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Soucieux d'avoir une alimentation saine, les citadins rêvent les villes plus fertiles… Et peuvent se souvenir qu'elles se dressaient autrefois dans des environnements plus productifs. « En 1895, dans la capitale, sur 252 000 tonnes de denrées livrées aux Halles, 81 % provenaient de la petite couronne », rappelle ainsi l'architecte Augustin Rosenstiehl, associé de l'agence SOA et commissaire scientifique de l'exposition « Capital agricole -Chantiers pour une ville cultivée », qui se tient jusqu'au 27 janvier prochain au Pavillon de l'Arsenal, à Paris.

Ferme verticale. Si elle a depuis perdu nombre de ses paysans, cette même petite couronne voit aujourd'hui pousser de bien curieuses exploitations. A Romainville (Seine-Saint-Denis), la première pierre de la Cité maraîchère a été posée le 14 septembre. A terme, cette ferme verticale produira 16 tonnes de fruits, légumes, champignons, fleurs comestibles ou semences. Soit de quoi nourrir 200 familles. « Romainville renoue avec sa vocation nourricière, se félicite la maire Corinne Valls. Nous ne visons pas l'autosuffisance mais ce projet a le mérite de réintroduire l'agriculture en ville en créant du lien social dans un quartier Anru. La Cité produira sainement - sans pesticides ni engrais chimiques - et aura une forte vocation pédagogique. » La conception de ces tourelles de 14 et 26 mètres est une première en France. « Pour optimiser la croissance des plantes, nous les avons placées sous une enveloppe bioclimatique, au plus près des façades, précise Valérian Amalric, fondateur de l'agence d'architecture Ilimelgo. Ce bâtiment a été pensé pour maximiser les apports de lumière et assurer une production écologique : ventilation naturelle, récupération des eaux de pluie mais aussi de la chaleur sous serre pour chauffer le rez-de-chaussée. » Pour se refaire une place, l'agriculture urbaine a également tendance à grimper sur les toitures… ou à exploiter les sous-sols. A Paris, Cycloponics cultive champignons et endives bio dans un ancien parking de la porte de la Chapelle (XVIII). Une expérience similaire est menée à Marseille, où des pleurotes poussent sur un substrat à base de marc de café récupéré dans les bars et restaurants locaux. « Nous avons démarré notre production dans une ancienne mûrisserie de bananes située sous le cours Julien, et nous sommes en train de migrer vers les sous-sols du lycée agricole des Calanques, raconte Maxime Quenin, l'un des fondateurs des Champignons de Marseille. Mais si la qualité de nos pleurotes est unanimement appréciée, nous sommes toujours à la recherche d'un modèle économique pérenne. »

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Installée depuis 2017 dans un ancien parking souterrain de la capitale, la ferme bio La Caverne produit des micropousses, pleurotes gris et endives, qui sont à 90 % consommés 1 en Ile-de-France. - © SÉBASTIEN GODEFROY / ICF LA SABLIERE / CYCLOPONICS

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