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La Réunion lutte contre le travail illégal dans le BTP

BERNARD GROLLIER |  le 02/07/2004  |  Autres DOM-TOMCollectivités localesTravailDroit du travailEntreprises

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Le port du badge de chantier rendu obligatoire dans la convention collective

Lors de la table ronde pour l'emploi dans le BTP, le 15 juin à Paris, Gilles de Robien s'est engagé à prendre en compte la proposition de Christian Baffy, président de la FFBTP, pour combattre le travail illégal : le port d'un badge nominatif sur les chantiers. Une mesure mise en oeuvre dès août 2000 à la Réunion, pour les entreprises travaillant sur des marchés publics. Depuis, les demandes de badges, nominatifs, sont adressées par les entreprises aux organisations professionnelles du secteur, Capeb et FRBTP. Cette dernière, chargée de gérer le dispositif, s'assure que les badges demandés correspondent à des salariés déclarés à l'URSSAF et à la caisse des congés payés du bâtiment. Sur les chantiers, les coordonnateurs de sécurité contrôlent la présence des badges et signalent les manquements, le maître d'ouvrage rappelle à l'entreprise ses obligations.

Taux de chômage record

Fin 2003, 13 552 badges avaient été délivrés et le nombre d'entreprises affiliées à la caisse des congés payés a augmenté de 35 % en trois ans. Dans l'île, au taux de chômage record, le travail illégal est un phénomène massif. Le BTP aurait-il trouvé la parade ? Les professionnels relativisent. « Le badge a permis à de nombreuses entreprises d'entrer dans la légalité et de contribuer ainsi à la baisse du taux de cotisations à la caisse des congés payés, explique Raymond Vaïtilingom, secrétaire général de la Capeb. Mais les contrôles ne sont pas faciles. Souvent, les ouvriers ne portent pas visiblement le badge, pour ne pas le détériorer. Et la mesure n'est pas toujours mentionnée dans les contrats de marché, à l'exception des marchés de logement social ». La convention collective des ouvriers du BTP signée en mai rend le port du badge obligatoire, quels que soient les marchés et chantiers.

« En 2000, nous estimions le nombre d'emplois illégaux à 4 000, pour 10 000 salariés, souligne Jean-Marie Le Bourvellec, président de la FRBTP. Il est aujourd'hui évalué à 2 500. L'effet ..badge'' est indiscutable, mais le soufflé ne doit pas retomber. L'inscription dans la convention collective, qui montre une volonté globale de la profession, doit y contribuer, à condition que les contrôles s'intensifient et que l'on communique davantage sur le sujet. »

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Les contrôles ne sont pas toujours faciles. Souvent les ouvriers ne portent pas visiblement le badge pour ne pas le détériorer.

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