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La rénovation du zoo enfin lancée

francis gouge |  le 05/03/2010  |  EntreprisesCollectivités localesRéglementationCommande publiqueVal-de-Marne

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vincennes -

La rénovation du zoo de Vincennes a franchi une étape décisive avec la signature du contrat de partenariat public-privé entre le Muséum national d'histoire naturelle et le groupement Chrysalis, emmené par la Caisse des dépôts et Bouygues Construction.

Le 24 février, Bertrand-Pierre Galey, directeur du Muséum national d'histoire naturelle, a conclu le contrat de partenariat public-privé (PPP) pour la rénovation du zoo de Vincennes avec la société Chrysalis, représentée par Yves Gabriel, P-DG de Bouygues Construction. Il a ensuite signé avec Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, une convention aux termes de laquelle l'Etat s'engage à financer ce projet à hauteur de 30 millions d'euros sur un coût total de 133,188 millions. D'une durée de vingt-cinq ans (à compter de la livraison de l'ouvrage), le contrat intègre la conception architecturale et paysagère, la rénovation du zoo, son financement, l'entretien et la maintenance du site. Le Muséum, qui conserve l'exploitation (accueil du public, missions animalières.), acquittera une redevance de 12,4 millions par an.

Une seule rénovation

Cette signature lance officiellement un chantier attendu depuis longtemps. Ouvert en 1934, le zoo n'a connu qu'une seule rénovation : celle du Grand Rocher, en 1997. La vétusté de ses installations a conduit à sa fermeture en novembre 2008.
Chrysalis regroupe la Caisse des dépôts, la Caisse d'épargne à travers le Fonds d'investissement et de développement des PPP (FIDEPPP), Icade, Bouygues Bâtiment Ile-de-France (en tant que constructeur, mais aussi comme investisseur), et Exprimm, filiale de facility management de Bouygues Construction, qui assurera l'exploitation, la maintenance, l'entretien et le nettoyage. Chrysalis s'est entourée d'une équipe de maîtrise d'œuvre composée de l'atelier Jacqueline Osty (conception paysagère et urbaine), BTUA (Bernard Tschumi) et Synthèse Architecture (conception architecturale), El Hassani et Keller Architectes (vivariums et signalétique) et Setec Bâtiment (ingénierie).
Le nouveau parc, qui se veut un zoo du XXIe siècle, abandonnera la simple présentation d'animaux au profit de biozones reconstituant le milieu naturel de diverses espèces. Cinq biozones ont été définies : Patagonie (16 570 m²), Sahel-Sahara (45 215 m²), Europe (10 800 m²), Guyane (12 530 m²), Madagascar (9 655 m²). Il s'en ajoutera une sixième de 20 235 m², consacrée provisoirement à l'Australie, qui sera remplacée par l'Afrique équatoriale.

Des vues sur le Sahel-Soudan et la Patagonie

Le site sera configuré avec deux grandes plaines offrant de belles vues sur le Sahel-Soudan et sur la Patagonie, et des reliefs chahutés avec buttes, vallées. pour les autres espaces. Plus de trois kilomètres de chemins sinueux, équipés d'une centaine de bancs, irrigueront le site. Sur les 74 439 m² de rochers de 1934, seuls 18 515 m² seront conservés. Le Grand Rocher perpétuera la mémoire du lieu du haut de ses 65 m. Les rochers des Gardes et de la Souricière seront reconstruits à l'identique. Une volière de 2 000 m² sera créée sur le site de l'ancienne fauverie, et sa structure reprendra la forme du rocher qui l'abritait. Une serre installée sous une voûte de verre de 100 m sur 40 m recréera les conditions tropicales humides. Deux restaurants, des commerces, des structures pédagogiques (salles de réunion, ateliers.) compléteront l'ensemble. Bien qu'il n'existe pas de référentiel HQE applicable aux parcs zoologiques, Chrysalis s'est positionnée sur quatorze cibles. Ainsi, le confort olfactif sera assuré par des dispositifs de surveillance de la qualité de l'air comme le contrôle du taux d'ammoniac dans les loges des girafes et des lions. De plus, les circuits d'air des zones animalières et publiques seront distincts.
Les travaux devraient démarrer en septembre 2011, pour une réouverture au public au printemps 2014.-

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PHOTO - 298805.BR.jpg - © BTUA AJOA

Les grandes étapes de la procédure

En mai 2005, le Museum lance un marché de définition à l'issue duquel le projet de TN est déclaré lauréat. Sur cette base, un appel d'offres en vue d'un contrat de partenariat portant sur les travaux de rénovation du zoo et son entretien est lancé. La procédure aboutit à une décision d'infructuosité en juillet 2007. Les propositions formulées par les trois candidats (Bouygues à travers Chrysalis, Eiffage, Vinci) dépassent largement l'enveloppe financière fixée par le Museum. Un second appel à candidatures est lancé en décembre 2007. Il intègre la conception architecturale et paysagère du projet dans le périmètre du partenariat public-privé et entérine le financement de l'investissement initial par l'Etat à hauteur de 30 millions d'euros. En février 2008, seule la candidature de Chrysalis parvient au Museum, qui décide d'engager le dialogue compétitif avec ce seul candidat.

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