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La renaissance d’une abbaye cistercienne fondée à la fin du XIIe siècle

Defawe Philippe |  le 07/04/2005  |  EureEure-et-LoirCherMayenneMorbihan

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A Gruchet-le-Valasse, en Seine-Maritime, l'abbaye transformée en résidence bourgeoise à la Révolution puis en laiterie industrielle, va connaître une quatrième vie, en devenant un parc à thème consacré au développement durable.

Plantée en pleine campagne, entre Rouen et Le Havre, l'abbaye a perdu avec les vicissitudes du temps beaucoup de sa splendeur passée. Des enduits usés ont masqué les briques et les pierres d'origine, des salles ont été comblées, des piliers réduits et des portes élargies.

Pourtant, l’histoire de ce monastère fondé à la fin du XIIe siècle par des moines venus de l'abbaye de Redditch en Angleterre, est riche.
Sa construction faisait suite à des voeux formés par un prince normand, Galeran de Meulan, et par l'impératrice Mathilde, la petite-fille de Guillaume le Conquérant.
Après six siècles de vie monastique, l'abbaye sera vendue à la Révolution comme bien national et acquise par Jacques-François Begouen, un négociant havrais qui s'était enrichi grâce à la traite négrière. L'homme démolira l'église abbatiale et aménagera les bâtiments monastiques pour en faire sa résidence.
Mais avec l'abolition de la traite, le négrier connaît des revers de fortune et à sa mort, en 1831, l'abbaye est cédée aux Fauquet-Lemaitre, des industriels du textile. Cette famille habite les lieux jusqu'en 1958 mais, avec le déclin du textile, doit se résoudre à vendre elle aussi.
Bourvil, l'enfant du pays, se met sur les rangs, mais c'est la Laiterie de Lillebonne qui fait la meilleure offre et entreprend de fabriquer beurres et fromages sous les voûtes romanes. En 1984, elle cesse ses activités et l'abbaye est rachetée par la mairie de Gruchet-le-Valasse.

Pendant vingt ans, les élus chercheront une affectation à ces imposants bâtiments. Golf, parc nautique, centre de formation... plusieurs pistes seront explorées. Finalement, l'idée d'un parc scientifique orienté sur le développement durable et qui se nourrirait de la tradition industrielle de la région, fondée sur le textile et le pétrole, s'imposera.
Les élus ont retenu le principe d'un parcours spectacle qui conduira de manière ludique le visiteur de la théorie du "big-bang" aux innovations permettant de mieux gérer la planète aujourd'hui.
"On essaiera de montrer comment est née la planète puis comment l'homme s'est approprié cet environnement et enfin comment on peut aujourd'hui corriger ce qu'il a altéré", explique Didier Péralta, maire de Gruchet-le-Valasse.
Une partie du parcours s'effectuera dans un bâtiment neuf conçu par l'architecte parisien Alain Domingo.
"Il s'agit d'une structure transparente, légère et évolutive qui prolongera les anciennes écuries, sera construit en matériaux labelisés haute qualité environnementale (HQE) et ne devra pas nuire à l'abbaye", assure Didier Péralta.
Des études de marché ont montré, selon l'élu, que ce parc qui devrait ouvrir ses portes en 2007 pourrait accueillir 100.000 visiteurs chaque année. Le coût du projet, porté par deux communautés de communes, est estimé à 20 millions d'euros.



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