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La région Occitanie livre son premier lycée à énergie positive à Villefranche-de-Lauragais

Christiane Wanaverbecq (Bureau Sud-Ouest du Moniteur) |  le 08/07/2016  |  Haute-GaronneArchitectureERPBoisEnvironnement

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Livré le 30 juin après 21 mois de travaux, le lycée Léon-Blum a été conçu par une équipe de maîtrise d’œuvre conduite par l’agence d’architecture Filiatre&Mansour de Toulouse. Il fait la part belle au bois.

Accueillant à la rentrée prochaine ses premiers élèves, le lycée Léon Blum de Villefranche-de-Lauragais (Haute-Garonne) est le premier lycée à énergie positive de la nouvelle région Occitanie. Implanté sur une parcelle de 7,7 hectares dans un site naturel préservé, à deux pas du centre ancien de la commune, l’établissement témoigne dans sa conception architecturale d’une volonté assumée de modernité.

S’inspirant de l’implantation des fermes traditionnelles du Lauragais, le bâtiment en forme de U est orienté sud et légèrement sud-ouest pour se protéger des vents dominants et du soleil sur un terrain présentant un dénivelé important.

Bois et béton

Le bois est le matériau dominant, mais le béton a aussi sa place. «Tout le soubassement de la partie principale en R+2 du bâtiment est en «duomur» préfabriqué en béton matricé. Dans cette même partie, l’ossature est en poteaux poutres plancher béton avec des façades en panneaux ossature bois et bardage bois», détaille Bernard Luga, architecte à l’Atelier d’architecture du Prieuré. En enlevant le bloc-cuisine construit en béton sur vide sanitaire, toute l’autre aile du bâtiment, en rez-de-chaussée, est construite en ossature bois.

«Le bâtiment à énergie positive a impliqué différents éléments techniques en matière d’énergies renouvelables et d’étanchéité. Pour atteindre l’étanchéité nécessaire, par exemple, il a fallu gérer les interfaces entre le béton et les éléments de charpente et le bardage en bois, ainsi qu’avec les éléments vitrés», raconte Alain Jourgnac, directeur régional de l’entreprise MAS, associée avec Demathieu-Bard pour le gros œuvre.

Nature de l’enveloppe

L’autre demande de la région a été de privilégier les matériaux locaux. Utilisé dans les charpentes, les structures du réfectoire, des ateliers, du foyer ainsi qu’en habillage des façades, le bois provient ainsi des forêts de pins douglas de la Montagne Noire et des Monts de Lacaune voisins.

Pour limiter au strict minimum les consommations en chauffage du bâtiment pour lequel la région vise un niveau Bbio - 20%, la maîtrise d’œuvre a joué sur la nature de l’enveloppe du bâtiment: isolation très performante, vitrages peu émissifs, prise en compte du confort d’été par des brise-soleil verticaux et horizontaux selon l’orientation. S’y ajoutent la chaufferie bois centralisée qui couvrira les besoins courants de chauffage, 1 350 m2 de panneaux photovoltaïques, 65 m2 panneaux solaires thermiques pour la production d’eau chaude de la cuisine, un éclairage naturel, une ventilation nocturne mécanique («night cooling»), et enfin une toiture végétalisée. L’arrosage extérieur et les WC seront par ailleurs alimentés grâce à un système de récupération des eaux pluviales.

Maîtrise d’ouvrage: conseil régional d’Occitanie.

Maîtrise d’œuvre: Agence Filiatre-Mansour (mandataire), agence Hirsh-Zavagon, Atelier d’architecture du Prieuré (associés), architectes; OTCE (structure), Tassera (fluides, énergie), Delhom (acousticien), Jean-Louis Llop (OPC), BET; Delphine Beaudoin, paysagiste.

Entreprises: Eiffage/Cazal (Voiries, réseaux divers), Demathieu-Bard-Mas (gros œuvre), Goubie (façade bois, charpente), MAE (étanchéité), PO (menuiserie extérieure, fermeture), ETP (cloisons, doublage, isolation), PMMA (serrurerie), Seem Bois (menuiseries intérieures, signalétique), Massoutier (faux plafonds), Roudié Sol Français (sols souples), Toulouse Carrelage (sols durs, faïence), Expert Peinture (peinture, revêtements muraux), Spie (CVC, plomberie, sanitaire), GTB Lagrèze&Lacroux (électricité courants fort et faible), Mateos (Photovoltaïque), Bichard (équipements cuisine, cloisons isothermes), CID (ascenseur).

Surface de plancher: 7 55O m2.

Calendrier: dix mois d’études, 21 mois de travaux.

Coût: 24 millions d’euros "toutes dépenses confondues" (TDC).

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