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La reconnaissance optique pour séparer le bois des inertes

alix de vogüé |  le 22/06/2012  |  BoisChantiersDéchetsImmobilierTechnique

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Déchets de chantier -

Le belge Dufour a mis en place dans son centre de traitement de Marquain, près de Tournai, un système de tri automatique par reconnaissance optique pour éliminer le bois des déchets issus des chantiers. Chaque année il y traite 20 000 tonnes de déchets de construction ou de déconstruction, essentiellement briques, bétons, bois et métaux. Le centre de Marquain, qui travaille aussi au recyclage de déchets industriels banaux, réserve deux journées tous les quinze jours pour traiter 1 500 tonnes de déchets spécifiques au BTP. En début de ligne une pelle équipée d’un grappin retire les gros blocs de béton, gros éléments métalliques, bidons, etc. Une chargeuse récupère les déchets pour leur second tri par un crible rotatif qui sépare les éléments supérieurs à 200 mm des plus petits. Les premiers sont orientés vers le tri manuel, les seconds vont être traités automatiquement : passage sous un champ magnétique pour éliminer les ferreux, soufflerie pour les plastiques, papiers et cartons, et tri optique pour le bois. Cet équipement Titech fonctionne en reconnaissance visuelle : des capteurs NIR (travaillant en spectre infrarouge) détectent le bois et déclenchent l’éjection par air comprimé. « La machine est réglée pour enlever 85 % du bois. On peut pousser plus loin, mais avec un réglage plus agressif on risque d’éliminer quelques inertes », indique Daniel Zimmerlin, directeur commercial France de Titech. La cadence de détection et de traitement automatique est de 100 t/h. L’investissement (200 000 euros) est amorti par la suppression des postes affectés à cette tâche jusque-là manuelle. « Cela nous a permis d’économiser 2,5 à 3 personnes », calcule Olivier Dufour, l’un des co-dirigeants. Il n’a pourtant pas supprimé entièrement l’intervention humaine qu’il réserve pour le traitement final. Ce dispositif permet d’obtenir à la sortie 95 % d’inertes (réutilisables comme remblais) mélangés à seulement 5 % de produits indésirables. « Cette performance est possible car le tri en amont est correct », souligne Olivier Dumont. « Au départ, il y avait 30 % d’indésirables, mais nous avons éduqué nos clients. » La technique la plus poussée n’y changera rien : c’est au départ, sur le chantier, que se joue la qualité du recyclage.

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PHOTO - 646907.BR.jpg - © Titech

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