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« La recherche en génie civil est partenariale par nature »

Propos recueillis par Olivier Baumann |  le 13/05/2016  |  Travaux sans tranchéeParis

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L’Irex rassemble 240 partenaires sur dix projets nationaux pour écrire la doctrine technique et le savoir-faire partagés de demain.

Jacques Roudier, président de l’Institut pour la recherche appliquée et l’expérimentation en génie civil (Irex)

Le 3 juin se tiendra à Paris l’Assemblée générale de l’Irex. Alors que l’Etat a supprimé sa contribution systématique au financement des projets, son président rappelle le rôle crucial de cet organisme de recherche partenariale.

Quel est le rôle de l’Irex ?

L’Irex a pour objet principal de monter et de coordonner des actions de recherche collectives, financées par plusieurs partenaires, publics et privés, dans le domaine de la construction. Notre objectif est de faire avancer la connaissance en intervenant dans des programmes de recherche appliquée (projets nationaux, projets de l’Agence nationale de la recherche, etc.) ayant des débouchés opérationnels à moyen terme pour la conception des ouvrages, la réalisation des chantiers, la maintenance et l’exploitation des réseaux. Dix projets nationaux sont actifs, représentant 240 partenaires et 3,4 millions d’euros en études et recherches.

Comment les projets nationaux sont-ils financés ?

Les ressources des projets nationaux apportées par les partenaires sont constituées de contributions financières (40 % en moyenne) et en nature (60 %, principalement évaluées en quantité de temps passé). Jusqu’en 2014, l’Etat subventionnait les projets à hauteur de 50 % des contributions financières pour un total d’environ 500 000 euros par an. Mais, dans un contexte de disette budgétaire, il a mis fin à sa participation systématique. Ce sont donc les partenaires des projets eux-mêmes qui doivent principalement financer la part que l’Etat n’apporte plus qu’au cas par cas.

Ce retrait de l’Etat remet-il en cause la notion de recherche partenariale dans le génie civil?

Je ne pense pas. Premièrement, l’Etat ne finance certes plus les projets nationaux mais il a réaffirmé sa volonté de maintenir ce dispositif, et restera garant de l’animation et de la pertinence des projets que nous menons. Ensuite, le génie civil a ceci de particulier qu’il associe nécessairement et par essence les acteurs publics et privés. Depuis vingt ans que l’Irex existe, nous nous sommes adaptés aux évolutions du paysage du génie civil. Alors que, pendant des décennies, les acteurs publics, en particulier l’Etat, ont associé une maîtrise d’ouvrage et une maîtrise d’œuvre fortes, les rôles respectifs de chacun se sont progressivement équilibrés. En cela, l’Irex est un outil bien adapté à la modernité et à la diversité des acteurs qu’elle a développée.
Par ailleurs, le génie civil est une industrie qui ne connaît pas le concept de série. Chaque ouvrage est un prototype. Cette particularité rend indispensable l’existence d’une doctrine technique et d’un savoir-faire partagés pour ne pas avoir à réinventer les choses à chaque nouveau projet !

Quels sont les besoins de recherche à moyen terme ?

Ce sera le thème de la table ronde lors de notre assemblée générale du 3 juin. La question est large mais les enjeux liés à la lutte contre le changement climatique et la transition écologique impliquent de continuer à revisiter nos façons de concevoir, construire, entretenir et exploiter nos infrastructures. Il semble que les outils de modélisation et de simulation ont une grande marge de progression, notamment dans le processus de validation des projets et innovations. Le champ d’innovation pour le suivi et la rénovation du patrimoine existant - en particulier pour générer des optimisations économiques - est en partie inexploré, alors que notre pays, après des décennies de construction, entre, comme tous les pays développés, dans une ère où l’utilisation durable de ce qui existe est prioritaire.

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PHOTO - 903218.BR.jpg - © BRIGITTE CAVANAGH / LE MONITEUR

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