En direct

La réalité « Smart », pour quand ? Aval ou amont compteur ?

le 11/03/2014  |  Smart CityTransports

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Energie
Smart City
Transports
Valider

Même si les investissments sont de plus en plus importants, la route vers le "smart" est encore longue, ont conclu les particiapnts du petit-déjeuner débat BIP-Enerpresse du mardi 11 mars.

« La réalité smart, c’est pour quand ? » Telle était la question posée lors du petit-déjeuner débat BIP-Enerpresse du mardi 11 mars. Une question rapidement complétée par la bataille entre amont et aval du compteur.

En effet, si, comme l’a introduit Patrice Mallet, directeur de l’activité conseil secteur Utilities-Energie d’Accenture France, via une étude ad hoc, « quasiment toutes les utilities investissent dans ce domaine », « la route vers le smart est encore longue.

Plus des deux tiers des acteurs estiment que l’on sera encore en 2030 dans un modèle hybride associant technologies traditionnelles et smart. » En outre, si les utilities interrogées par le consultant (dans 13 pays) sont 78 % à indiquer que les « bénéfices du smart sont sous-estimés », le flou des modèles présentés ne permet pas de savoir qui va en tirer les bénéfices, sachant que le déploiement de ces réseaux « intelligents » va avoir un coût. Une problématique « coût/bénéfice » que la CRE a regardé, a insisté Didier Laffaille, chef du département technique à la direction de l’accès aux réseaux électriques du régulateur, pour l’ensemble des acteurs.

"Consom'acteur"

Pour la CRE, il y a un équilibre coûts/bénéfice au déploiement de ces systèmes. Néanmoins, le compteur en lui-même, le projet Linky, « n’est qu’une brique du dispositif. » « Il ne constitue pas un passage obligé et on peut faire du smart avec les équipements actuels. » Pour autant « qu’il ne s’agisse pas de compteurs électromécaniques », module cependant Fabien Choné, directeur général délégué de Direct Énergie.

En outre, la consultation à laquelle s’est livrée la CRE, qui a reçu plus de 80 réponses, devrait conduire à des propositions à la fin du mois.

D’ores et déjà, le régulateur a identifié des difficultés législatives, réglementaires et régulatoires, notamment grâce à la centaine de démonstrateurs actuellement en cours. Même si seules ces dernières relèvent directement du régulateur, la CRE devrait aussi faire des « recommandations » sur les autres plans. Fabien Choné a cependant souligné qu’il ne sera pas non plus aisé de transformer le consommateur en « consom’acteur ». Le modèle de marché constitue également pour lui un frein économique pour le fournisseur qu’il représente. Enfin, un frein sociologique existe aussi.

« L’appétence naturelle des consommateurs pour ces évolutions est quasiment nulle. « Certains ont tendance à penser qu’il est possible de développer de nombreux modèles d’affaires, alors même qu’ils (les consommateurs) ne seront pas en mesure de faire face à une multitude d’acteurs différents qui interviendraient sur leurs consommations. Nous pensons que le fournisseur a vocation à agréger l’ensemble des compétences ».

Commentaires

La réalité « Smart », pour quand ? Aval ou amont compteur ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

L'instrumentation et la mesure en milieu nucléaire

L'instrumentation et la mesure en milieu nucléaire

Date de parution : 06/2019

Voir

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

L’assainissement-démantèlement des installations nucléaires

L’assainissement-démantèlement des installations nucléaires

Date de parution : 04/2018

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur