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La raffinerie du Pays rhénan lance sa reconversion

christian robischon |  le 11/05/2018  |  LogementCollectivités localesArchitectureAménagementTechnique

Bas-Rhin -

37 000 m 2 Offre disponible de bureaux dans Dijon Métropole, à fin 2017, en baisse de 8 % sur un an.

+ 136 % de permis de construire de logements neufs dans le Haut-Rhin en 2017 (moyenne Grand Est : + 31 %).Source : Ceser.

+ 1,3 % Hausse d'activité prévue dans les TP du Grand Est en 2018 (contre + 9,2 % réalisés en 2017).Source : Banque de France.

C 'est un dossier vieux de plus de trente ans qui se décante enfin. La vaste raffinerie de Drusenheim-Herrlisheim, fermée en 1984, amorce sa reconversion sous l'égide de la communauté de communes du Pays rhénan qui avait acquis l'intégralité du site fin 2015 auprès du groupe Total, dernier propriétaire et exploitant. La collectivité située au nord de Strasbourg prévoit de développer une zone d'activités économiques sur une ZAC de 250 ha dont elle a arrêté le dossier de création le 9 avril dernier. Elle lance à présent la consultation pour la désignation, début 2019, d'un aménageur via une concession de dix-neuf ans. Elle réceptionnera les candidatures jusqu'au 14 juin.

Intérêt des investisseurs. « Exceptionnel pour notre territoire et à l'échelle de l'Alsace, le projet se présente bien, comme en témoignent déjà les marques d'intérêt d'investisseurs envisageant de s'y implanter. Le contexte de reprise économique est favorable à l'accueil d'activités à forte valeur ajoutée dans le cadre d'offres nouvelles comme celle-ci », commente Jacky Keller, maire de Drusenheim et vice-président de la communauté de communes pour le développement économique.

Voisine de l'A35 et du Rhin et bénéficiant d'un embranchement de fret ferroviaire, l'opération d'aménagement portera sur 130 ha dont 105 ha pour des activités industrielles, artisanales, logistiques et tertiaires - le foncier cessible estimé à 78 ha représentant un potentiel de construction de 400 000 m² maximum - et 25 ha réservés aux développements possibles de l'usine chimique Dow voisine. Le reste des surfaces sera destiné à une partie des compensations environnementales et à l'exploitation agricole.

Des sols déjà dépollués. L'opération se fonde sur les travaux préalables de la maîtrise d'œuvre urbaine, qui ont été confiés dès 2016 au groupement composé d'Artelia (mandataire), de l'Atelier Villes & Paysages et de l'Office de génie écologique (OGE). Son budget se monte à 27 M€ pour les études, les acquisitions et les travaux d'aménagement. Les demandes d'autorisations environnementales sont en cours : étude d'impact, dossier « loi sur l'eau », passage devant le Conseil national de la protection de la nature, autorisation de défrichement…

La reconversion pourra démarrer sur des terrains vierges de leurs constructions passées et assainis. En effet, « toutes les démolitions et dépollutions de sols nécessaires ont été effectuées dans les normes au début des années 1990 par l'ancien propriétaire », souligne la communauté de communes. Néanmoins, les entreprises devront sans doute compter avec la vigilance des associations de protection de l'environnement.

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