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La pression monte autour d’un possible rapprochement entre Vinci et Veolia

Defawe Philippe |  le 14/06/2006  |  France EnvironnementProduits et matérielsSecond œuvreTransports

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Le groupe d'énergie et d'environnement Veolia Environnement a convoqué pour mercredi soir un conseil d'administration, a indiqué une porte-parole du groupe à l'AFP, alors que des rumeurs de presse font état d'un possible rapprochement avec le groupe de BTP Vinci.

Veolia n'a pas donné l'ordre du jour du conseil d'administration. "Un communiqué de presse sera diffusé à l'issue du conseil", a simplement indiqué la porte-parole.
Selon le magazine Challenges sur son site internet mercredi, Veolia a pris des contacts "ces dernières heures avec quelques administrateurs de Vinci" et les premières approches auraient été suffisamment ouvertes pour décider le PDG de Veolia Henri Proglio à soumettre des projets d'offre à son conseil.
Selon une source proche du dossier, citée par le journal, si le rapprochement avec Vinci se fait, "cela ne peut prendre qu'une forme amicale". Le groupe privilégierait une offre publique d'échange plutôt qu'une offre en numéraire.
Des informations parues mardi dans le quotidien Le Figaro avaient déjà fait état d'une possible offensive de Veolia allié au groupe espagnol de concessions d'autoroutes Abertis pour acheter Vinci.
Une source proche du dossier interrogée par l'AFP a jugé mercredi "pas illogique que lorsqu'il y a des informations de presse sur un groupe, celui-ci réunisse son conseil pour répondre à une éventuelle demande de l'Autorité des marchés financiers et informer ses administrateurs".
Le groupe Vinci sort à peine d'une crise qui a conduit au départ de son ancien président Antoine Zacharias le 1er juin, désavoué par le conseil d'administration qui a confirmé Xavier Huillard à son poste de directeur général.
M. Huillard avait publiquement dénoncé le salaire "très élevé" d'Antoine Zacharias, les "millions" de stock-options (option pour acquérir des actions Vinci à un prix fixé) dont il aurait bénéficié depuis plusieurs années, selon lui d'un montant de 250 millions d'euros.
La polémique a rebondi mercredi, M. Zacharias contestant avoir démissionné.
De son côté, M. Huillard a déploré dans un communiqué que les accusations de M. Zacharias "visant à déstabiliser le conseil d'administration de Vinci interviennent concomitamment aux rumeurs attribuant à Veolia le projet d'une prise de contrôle de Vinci".
Veolia, qui a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 25,245 milliards d'euros, affiche une capitalisation boursière proche 15,6 milliards. Vinci a réalisé en 2005 un c.a. de 21,5 milliards d'euros et sa capitalisation avoisine les 18,9 milliards d'euros.

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