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Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg en compagnie du président de l'Association des régions de France Alain Rousset, mardi 26 novembre 2013 à Bercy - © © Adrien Pouthier/LeMoniteur.fr

La "Nouvelle France industrielle" devra se faire avec les régions et les pôles de compétitivité

Adrien Pouthier |  le 26/11/2013  |  International

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Le ministre du Redressement productif réunissait mardi 26 novembre à Bercy les présidents des régions et des pôles de compétitivité pour leur expliquer leur rôle dans la mise en oeuvre des 34 plans de relance.

On ne peut pas reprocher à Arnaud Montebourg de ne pas chercher la combinaison gagnante pour faire émerger la "Nouvelle France industrielle" et avec elle assurer le redressement productif du pays. Redressement qu'il conjure d'ailleurs à chacune de ses interventions d'un vibrant "Vive le redressement productif, vive la République et vive la France".

Arnaud Montebourg a déjà joué le 4, comme les 4 grandes filières d'investissement (le numérique, la transition énergétique, la santé et les grandes infrastructures de transport) et le 34, comme les 34 plans industriels (notre article). Il faut désormais ajouter le 22, comme 22 régions françaises et le 71, comme les 71 pôles de compétitivité.

Arnaud Montebourg recevait en effet mardi 26 novembre les représentants de ces collectivités territoriales et économiques pour leur proposer une méthode de collaboration, afin de contribuer justement aux 34 plans de la "Nouvelle France industrielle". L’implication des régions et de l’Association des régions de France sont des éléments "déterminants" pour la réussite de ces plans au niveau des territoires, estime le ministre du Redressement productif.

"Bouclé en mars"

En effet, les pôles de compétitivité, qui rassemblent sur un territoire bien identifié et sur une thématique ciblée, des entreprises, petites et grandes, des laboratoires de recherche et des établissements de formation, peuvent faire émerger les innovations susceptibles de répondre aux problématiques portées par les chefs de projets des 34 plans industriels.

La charge est confiée aux Régions de faire remonter au niveau national les initiatives les plus marquantes tout en structurant et en faisant fonctionner parallèlement les filières sur leur territoire. Elles devront ainsi définir leurs priorités, en sélectionnant cinq plans de "rang 1", considérés pour elles comme stratégiques, et cinq plans de "rang 2" constituant leurs priorités régionales. Elles désigneront pour chaque plan un chef de projet, qui sera un industriel local, pour participer à la coordination nationale des 34 plans. Elles seront aussi appelées à définir leurs politiques d'appui et à prévoir les financements à obtenir au titre des aides européennes.

Une répartition des tâches qui satisfait le président de l'Association de France, Alain Rousset : "Cette association Etat, ministère du Redressement productif, régions (...) nous va bien". Aux régions maintenant de "mettre tout en place (...) pour accompagner les initiatives qui vont être prise et notamment cette idée d'usine du futur", dispositif de modernisation de leurs PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire) .

"Vous êtes chargés par l'Etat de mettre en oeuvre ce plan Usine du futur et de moderniser à marche forcée, d'organiser le rattrapage de l'investissement dans l'appareil productif qui connaît des signes de fragilité et d'obsolescence", a insisté Arnaud Montebourg. "Normalement tout ça est bouclé au mois de mars", a-t-il lancé. "On est pressé. C'est une course mondiale."

Arnaud Montebourg menace de dissoudre la centrale d'achats publics

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a menacé de demander la dissolution de la centrale d'achats publics, l'Ugap, qui selon lui, n'achète pas assez aux entreprises françaises.

"J'ai des remontées de partout. C'est le carnet de commandes du monde entier, sauf de la France, que l'Ugap favorise", a déclaré le ministre. "Je considère qu'il y a un grave problème patriotique avec l'Ugap", a poursuivi le ministre. Il a indiqué que le président de l'Ugap avait déjà été "convoqué" au ministère et qu'il allait être "reconvoqué". "Si l'Ugap n'évolue pas, je demanderai la dissolution de l'Ugap au président de la République", a dit M. Montebourg, ajoutant que "ça fait maintenant un an et demi que ça dure (...) ils sont hermétiques et s'ils restent hermétiques, on va dissoudre".

Pour le ministre du Redressement productif, "les collectivités locales seront bien plus efficaces, beaucoup plus patriotiques dans leurs achats" plutôt que dans un cadre "centralisé avec une centrale d'achats qui ne joue pas le rôle qu'on lui demande de jouer". "L'Ugap indépendante, ça n'existe pas", a-t-il affirmé.

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