En direct

La Loire, matrice des projets

le 10/06/2011  |  Collectivités localesLoireLoire-Atlantique

Aménagement -

L’attractivité du territoire s’étirant entre Nantes et Saint-Nazaire n’aura jamais été aussi forte. L’Insee prévoit que, d’ici à 2020, 100 000 personnes supplémentaires viendront gonfler la population de cette zone où vivent déjà 800 000 habitants, dont 90 % résident dans les deux principales villes, Nantes et Saint-Nazaire. Si les retraités s’installent sur le littoral, les jeunes actifs et leurs familles se pressent à Nantes et dans sa proche banlieue, attirés tant par le dynamisme économique et culturel de la capitale de l’Ouest que par sa qualité de vie. Reste à absorber cet afflux constant de nouvelles populations en menant de front développement urbain et préservation d’un environnement hypersensible, sachant que 80 % de l’aire métropolitaine est composé d’espaces naturels dont 40 000 hectares de zones humides.

Pour maîtriser le développement de cet espace estuarien contraint, les élus ont adopté, en 2007, un Schéma de cohérence territoriale (Scot) unique entre les deux villes (1), en englobant les rives sud de l’estuaire et des villes excentrées. Le conseil général et la chambre de commerce et d’industrie de Loire-Atlantique regrettent toutefois que cet outil n’ait pas une dimension départementale.
Des pôles structurants
Si les grands équipements structurants ont été décidés dans les années 1970 et réalisés depuis (ponts de Saint-Nazaire et de Chéviré, port poly-industriel, parc des expositions et stade de la Beaujoire…), le Scot a donné une nouvelle dimension au projet en introduisant une donnée majeure : la Loire. Depuis, l’idée de bâtir « la ville autour du fleuve » guide la réflexion politique et pose les fondements de la démarche pour créer une écométropole bipolaire, l’une des rares de cette nature. Situées aux extrémités de cette colonne « verte et bleue », les deux polarités Nantes et Saint-Nazaire se répartissent activités publiques et tertiaires pour la première, activités productrices et touristiques pour la seconde (en y associant la Baule et la presqu’île guérandaise) et nourrissent des « pôles structurants secondaires ».
« Plutôt que d’urbaniser de nouveaux sites autour des deux métropoles, les anciens bourgs ruraux de Savenay (lire ci-dessous), Saint-Etienne-de-Montluc, Treillières et Nort-sur-Erdre sont confortés et trouvent une nouvelle vocation mi-résidentielle/mi-urbaine facilitée par leur liaison ferroviaire existante (ou à venir avec la réouverture de la ligne Nantes-Châteaubriant), avec les aires urbaines », explique Stéphane Bois, directeur du Scot. Les enjeux fondamentaux garants du développement métropolitain se déclinent à partir de cette architecture : économie innovante et durable, transports publics efficaces, habitat dense, économe en énergie et accessible à tous, dimension internationale, enfin créativité et culture dynamiques.

PHOTO - 560934.BR.jpg
PHOTO - 560934.BR.jpg

Commentaires

La Loire, matrice des projets

Votre e-mail ne sera pas publié

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur