Energie

La loi de transition énergétique décalée à 2015

L’adoption de la loi sur la transition énergétique, portée par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, a été décalée au printemps 2015, ont annoncé vendredi 6 juin les services du premier ministre sans donner d’explication sur le report.

François Hollande avait promis à l’automne dernier, lors d’une grande conférence consacrée à l’environnement, que cette loi serait votée en 2014. Ségolène Royal devait présenter le 11 juin prochain les grandes lignes du texte (très) attendu pour la fin de l’année. Mais le chef de l’Etat et le Premier ministre ont brusquement freiné.

Selon Europe 1, qui cite un conseiller de François Hollande, le report de calendrier a été décidé pour des raisons budgétaires : « Nous n’avons pas les 10 milliards d’euros nécessaires pour la financer », explique ce conseiller du président, que la radio décrit « agacé par les méthodes employées par la ministre de l’Ecologie », qui « fait des annonces sans se soucier des détails techniques. »

 

Ségolène Royal reçue par Hollande et Valls

 

Le président de la République et le Premier ministre qui ont reçu la ministre de l’Ecologie lui  donc imposé un nouveau calendrier : après que le texte aura été soumis aux différentes commissions consultatives – Conseil national de la transition énergétique (CNTE), Conseil économique, social et environnemental (CESE) et Conseil d’État – il sera présenté en Conseil des ministres. Puis « Examen au Parlement à l’automne pour une adoption au printemps 2015 », a affirmé Matignon.

Ce nouveau report n’inquiète pas outre mesure les ONG. « On ne s’est jamais battu sur le calendrier », a déclaré à l’AFP Anne Bringault, en charge de la Coordination pour les ONG des activités sur la transition énergétique. « Evidemment, on aurait préféré qu’elle passe plus vite, mais ce qu’il faut, c’est qu’on ait une loi à la fois ambitieuse, avec des mesures qui permettent de tenir la trajectoire fixée », a-t-elle ajouté.

En revanche, la question du financement, « évalué entre 20 et 30 milliards d’investissements en plus chaque année », ne doit pas être un argument pour bloquer le texte, selon elle. « Le financement de la transition énergétique n’est pas un coût pour les finances publiques et dans la grande majorité des cas, c’est simplement un investissement avec une rentabilité de long terme », insiste-t-elle.

 

 

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