Entreprises de BTP

La livraison du futur site du ministère de la Défense à Balard reportée à début 2015

Mots clés : Entreprise du BTP - Gouvernement

La livraison du chantier Balard, futur site du ministère de la Défense, sera reportée au premier trimestre 2015. Raison invoquée par Yves Gabriel, PDG de Bouygues Construction,  lors d’une conférence de presse : le ralentissement causé par les discussions entre la ville de Paris et l’Etat.

Le chantier de Balard, qui doit permettre de regrouper sur un même site les services du ministère de la Défense prend du retard. Il y aura un « report de la livraison du chantier » Balard, a indiqué lors d’une conférence de presse Yves Gabriel, PDG de Bouygues Construction.

Alors que la livraison était initialement prévue  courant 2014, elle n’interviendra finalement qu’en 2015, « en janvier pour les constructions neuves et en avril pour la partie comprenant les bâtiments rénovés », a précisé le service de communication du groupe.

Si du côté de Bouygues, on explique que le retard est imputable au ralentissement causé par les discussions entre la Ville et l’Etat, du côté de la Ville de Paris, on tente de se dédouaner : « le report de la livraison du chantier Balard ne peut être imputé aux discussions entre la Ville et l’Etat puisqu’un protocole d’accord a été signé le 19 avril 2013 et a mis fin au contentieux », précise un porte-parole de la Ville de Paris. Ce protocole fait suite aux discussions engagées avec l’Etat par la Ville de Paris, qui n’a pas voulu faire appel lorsqu’elle a été déboutée début 2013 de son recours d’avril 2012 contre le permis de construire.

Rappelons que cette importante opération, – le futur ministère de la Défense occupera 13 hectares sur les 16,5 que compte l’ensemble du site (5 hectares pour le nouveau bâtiment et 8,5 hectares de la Cité de l’Air en cours de rénovation)et accueillera près de 9.300 personnes- s’inscrit dans le cadre  d’un méga partenariat public-privé d’une durée de 30 ans, évalué à 3,5 milliards d’euros HT dont le paiement sera étalé sur 27 ans, signée entre le ministère de la Défense et «Opale Défense», le groupement conduit par Bouygues Bâtiment Ile-de-France. L’Etat ne déboursera rien au départ, mais il devra payer à compter de 2014 au groupement d’entreprises une redevance annuelle de 150 millions (taxes comprises) jusqu’en 2041.

Depuis son lancement en 2011, elle aura connu de nombreuses  vicissitudes : un recours en avril 2012 de la Ville de Paris contre le permis de construire, mais rejeté en février 2013 par le tribunal administratif de Paris, l’affaire de corruption dans le dossier d’attribution du marché à Bouygues révélée par  le «Canard Enchaîné» en décembre 2011 , mais si « l’ affaire Balard semblait bien exister, elle concernait deux chantiers de rénovation menés à proximité.  Parallèlement, un rapport parlementaire (janvier 2012) mené par Bernard Cazeneuve (PS) et François Cornut-Gentille (UMP), soulignait l’importance d’un suivi, politique et technique, de ce partenariat public-privé.

 

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