Transport et infrastructures

La ligne des Chemins de Fer de Provence retrouve son infrastructure

Mots clés : Transport ferroviaire

Après le dramatique accident de février dernier, la ligne des Chemins de Fer de Provence a été rétablie sur la totalité de son itinéraire. Mais la poursuite de la modernisation de cette infrastructure plus que centenaire reste hypothétique, faute de participation de l’Etat.

 

Quatre mois après le terrible éboulement d’Annot (un rocher de 35 tonnes s’est détaché de la montagne) qui a provoqué un déraillement, deux victimes et la fermeture de la ligne des Chemins de Fer de Provence puis sa réouverture partielle, les circulations ferroviaires ont été progressivement rétablies début juin et le 21 juin, les trains circuleront à nouveau sur la totalité de l’itinéraire, entre Nice et Digne. « Cette réouverture, au début de la saison estivale est très importante pour l’activité commerciale des Chemins de Fer de Provence qui transportent 500 000 passagers par an. Il a fallu une mobilisation forte des services de l’Etat et la région PACA pour remettre en état l’infrastructure et réaliser les travaux de mise en sécurité indispensables » souligne Jean-Yves Petit, le vice-président de la région PACA, délégué aux transports et à l’éco-mobilité.

Près de 3 millions d’euros ont été engagés par la Dirmed dans ces travaux, à la fois pour sécuriser en urgence la zone d’éboulement (150 m3 de roches traités), rétablir la circulation routière sur la RN 202 en la protégeant par un merlon de 6 m de haut puis sécuriser ensuite le massif en installant des filets de protections en partie basse et supérieure. « Ces travaux ont permis de traiter 400 tonnes de blocs instables ce qui limite le risque sur cette zone. Mais elle va devoir faire l’objet d’une surveillance renforcée car l’aléa géologique sous l’effet de pluies importantes, de cycles de gel et de dégel ne peut être écarté » souligne le directeur de la Dirmed, Jean-Michel Palette. La région a de son côté déboursé 300 000 euros pour les travaux de remise en état de la voie.

 

Un 2ème plan de modernisation à l’étude

 

Ce dramatique accident a failli gravement compromettre les efforts engagés par la Région, qui est désormais gestionnaire de la ligne, et ses partenaires co-financeurs, pour entretenir et moderniser cette ligne, à la fois touristique,  de desserte périurbaine mais aussi de désenclavement de territoires de montagne. Au cours des 6 dernières années, près de 100 millions d’euros ont été investis pour remettre en état et moderniser l’infrastructure, acquérir de nouvelles rames, etc.

« Nous voudrions engager un autre plan de modernisation mais nous sommes confrontés au désengagement de l’Etat qui ne veut plus participer au financement. Nous sommes inquiets pour le futur d’autant que nous sommes en train de mettre en place un contrat d’axe sur cette ligne afin renforcer sa fonction d’aménagement du territoire » commente Jean-Yves Petit. Ce plan prévoit 90 millions d’euros d’investissements sur la partie urbaine de la ligne pour passer à 4 trains par heure, électrifier cette section, construire un atelier de maintenance, acquérir de nouveaux matériels, etc. Au nord, il faudrait investir 30 millions d’euros supplémentaires pour poursuivre la régénération. Face à ces enjeux, la région demande à l’Etat de lui transférer la propriété de l’infrastructure pour mener ces grands travaux.

 

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