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La LGV SEA sur de bons rails
Le wagon pousseur de rails à l'oeuvre sur le chantier de la LGV SEA. - © @ thierry marzloff - Lisea

La LGV SEA sur de bons rails

Anthony Laurent |  le 09/02/2015  |  TransportsCharenteParisGirondeEurope

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Dans moins de 900 jours maintenant, la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA), qui mettra Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris, sera mise en service. Les travaux d’équipements ferroviaires atteignent leur rythme de croisière. Aujourd’hui, une quarantaine de kilomètres de voies ont déjà été posés entre Tours et Bordeaux.

Sur le chantier de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA), entre Tours et Bordeaux, les travaux d’équipements ferroviaires ont pris le relais des travaux de terrassement et de génie civil. « Le chantier change de configuration. A une organisation des tâches verticale se substitue une organisation horizontale, caractéristique de tout chantier linéaire où tous les ateliers doivent progresser au même rythme, à la différence près que nous devons réaliser 300 km de voies nouvelles, soit pratiquement deux LGV en même temps ! Le gros enjeu réside donc dans le rythme d’exécution », fait savoir Gilles Godard, directeur de Cosea, la filiale de Vinci en charge des travaux.

7 kilomètres de plateforme réalisés par semaine

Pour construire, avant l’été 2017, ce nouvel axe ferroviaire qui doit mettre Bordeaux à un peu plus de deux heures de Paris, les équipes du sous-groupement superstructure de Cosea, en charge de la pose des voies et des caténaires, passent la surmultipliée. « Depuis nos deux bases travaux de Nouâtre-Maillé (Indre-et-Loire) et Villognon (Charente), nous avançons au rythme moyen de 650 m par jour, pour chacune des deux voies, soit 7 km de plateforme réalisés par semaine. C’est 20 à 25 % de plus qu’un chantier classique de LGV. Nous pourrions aller plus vite mais nous sommes dépendants de l’approvisionnement en ballast… », indique Gilles Godard. Deux fronts de travaux progressent ainsi simultanément et aujourd’hui une petite dizaine de kilomètres de voies ont déjà été posés au sud de Nouâtre-Maillé et environ 30 km au nord de Villognon.

Des traverses et des voies posées automatiquement

Pour optimiser le rythme d’exécution des travaux, Cosea, via ETF, le spécialiste des travaux ferroviaires du groupe Vinci, a mis en œuvre plusieurs techniques innovantes et automatisées pour la pose des traverses et des rails. Ainsi, une remorque de pose, tractée par une pelle, met en place les traverses monoblocs précontraintes à intervalles réguliers, avec une précision de l’ordre du millimètre ! La pelle, munie d’un préhenseur hydraulique, saisit les traverses stockées le long du tracé pour alimenter la remorque.

Concernant la pose des longs rails soudés (LRS), un wagon, tout spécialement développé pour cette opération, pousse ces éléments de 432 m de long, et de plus de 25 tonnes, à la vitesse de 40 m/min. Une pelle est chargée de guider ces derniers puis de les fixer sur les traverses. Cette solution a été utilisée pour la première fois par ETF sur le chantier de la LGV Est Européenne (Phase 2), avant d’être transférée sur la LGV SEA.

Des approvisionnements en acier et en ballast sécurisés

Si les méthodes de réalisation jouent un rôle primordial dans l’avancée du chantier, les questions de logistique et d’approvisionnement en fournitures ne sont pas moins négligeables. « Nous avons fait le choix de sécuriser au maximum l’approvisionnement de nos matières premières. Dès 2010, par exemple, nous avons acheté pas moins de 91 000 tonnes d’acier, sur un marché particulièrement tendu, que nous avons ensuite stockées au Royaume-Uni », explique Gilles Godard. « Par ailleurs, nous avons décidé de stocker le long du tracé un tiers des 3 millions de tonnes de ballast utilisés sur le chantier afin d’anticiper les éventuelles baisses d’approvisionnements. » Et le responsable de conclure : « Tenir les délais est un vrai défi, que nous sommes en train de relever. »

Les travaux d'équipements ferroviaires en chiffres

- 85 000 tonnes de rails;

- 3 000 000 tonnes de ballast;

- 1 100 000 traverses;

- 13 000 poteaux caténaires;

- 2 600 kilomètres de câbles caténaires.

La LGV SEA, projet lancé au début des années 2000 et qui entre dans sa quatrième année de travaux

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