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La justice suspend les travaux de la ligne 17 du Grand Paris Express
Tracé de la ligne 17 du Grand Paris Express - © SGP / Le Moniteur

La justice suspend les travaux de la ligne 17 du Grand Paris Express

AFP |  le 15/11/2019  |  Travaux publicsAménagementVal-d'OiseGrand Paris Express

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Le tribunal administratif de Montreuil a constaté deux irrégularités entachant l’autorisation environnementale. Les travaux sont suspendus pendant un an sur la portion nord du trajet.

Après l'annonce par Emmanuel Macron de l'abandon du megacomplexe Europacity, c'est une nouvelle victoire pour les défenseurs de l'environnement –et un nouveau coup dur pour l’aménagement du Triangle de Gonesse : la justice a décidé, vendredi le 15 novembre, de suspendre pendant un an les travaux de la ligne 17 du métro Grand Paris Express autour de cette zone du Val-d'Oise, qui devait accueillir le projet.

Sur le même sujet "La décision d'abandon d'Europacity n'a aucune valeur juridique", Benoît Lheureux, DG de Ceetrus

Dans un communiqué, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) explique avoir considéré que "deux irrégularités" entachaient l'autorisation environnementale délivrée par les préfets de la Seine-Saint-Denis, de Seine-et-Marne et du Val-d'Oise. Il demande en conséquence de suspendre pendant un an les travaux sur toute la portion nord du tracé, notamment autour du Triangle de Gonesse, où devait s'implanter Europacity.

Mesures de compensation insuffisantes

La justice, saisie notamment par France nature environnement et le Collectif pour le Triangle de Gonesse, opposants historiques à Europacity, reproche de ne pas avoir suffisamment étudié "les incidences cumulées du projet de la ligne 17 nord, qui comporte la création de la gare du Triangle de Gonesse et du projet de ZAC du même nom." Autre grief : l'arrêté pris par les préfets autorise la perturbation, voire la destruction, de sites de reproduction de 27 espèces aviaires protégées, sans mesures de compensations suffisantes.

Toutefois, le tribunal estime que "ces lacunes sont susceptibles d'être régularisées" et donne un délai de douze mois au maître d'ouvrage et à l'administration pour compléter les études et "éventuellement, étendre les mesures destinées à compenser les atteintes aux espèces protégées".

Pour Bernard Loup, du Collectif pour le Triangle de Gonesse, "c'est une très bonne nouvelle, qui va dans la continuité de la décision d'Emmanuel Macron". "Cela laisse du temps pour élaborer une proposition pour le territoire", qui ne peut être, aux yeux du militant, "qu'un projet agricole d'intérêt local".

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