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La justice saisit une partie de l’indemnité de départ de l’ex-PDG de Lafarge
Le cimentier franco-suisse a été mis en examen le 28 juin 2018 pour "complicité de crimes contre l'humanité", « financement d’une entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie » des anciens salariés de l’usine de Jalabiya, sur une période courant de 2011 à 2015. - ©

La justice saisit une partie de l’indemnité de départ de l’ex-PDG de Lafarge

A.F. |  le 15/10/2018  |  FinancementCimentLafargeLafarge Holcim

Pour éviter que les fonds disparaissent, les juges d’instruction en charge de l’enquête sur le maintien d’une usine Lafarge dans le nord de la Syrie entre 2011 et 2015 ont décidé de saisir plus de 2,4 M€ à Bruno Lafont, l’ancien PDG du cimentier franco-suisse.

Dans le cadre de l’enquête pour financement du terrorisme en Syrie, la justice a saisi les indemnités de départ de quatre anciens cadres et dirigeants de Lafarge, selon une information de France Inter. Parmi eux, Bruno Lafont, le dernier président du cimentier français avant la fusion avec le suisse Holcim.

En consultant ses comptes bancaires, les juges d’instruction ont constaté que l’ancien PDG avait reçu, en 2015, une indemnité de départ et une prime de 8,775 millions d’euros pour avoir mené à bien la fusion.

Volume total de saisie chez les anciens cadres : 3,7 M €

Pour éviter que les fonds disparaissent, et dans l’hypothèse d’une éventuelle peine de prison ou d’amende, les juges ont saisi une partie de cette somme : 2,475 millions d’euros, sur un contrat d’assurance-vie.

En ajoutant les indemnités de départ des trois anciens cadres, ex-directeurs de zone ou de la filiale syrienne (Christian Herrault, Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois), le volume total de la saisie s’élève à 3,7 M €.


Le groupe, qui a fusionné en 2015 avec le suisse Holcim, est soupçonné d'avoir versé au total via sa filiale LCS près de 13 millions d'euros entre 2011 et 2015 pour maintenir un site de production en Syrie, alors que le pays s'enfonçait dans la guerre.

Le cimentier franco-suisse a été mis en examen le jeudi 28 juin pour "complicité de crimes contre l'humanité", « financement d’une entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie » des anciens salariés de l’usine de Jalabiya, sur une période courant de 2011 à 2015.

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