Industrie/Négoce

La hausse des prix des matières plastiques assombrit la filière PVC

La tonne de PVC atteint aujourd’hui jusqu’à 1130 euros la tonne contre 750 euros il y a quelques années. Un prix qui a augmenté de plus de 15% en 2010 et de 26 % ses deux dernières années. La filière de transformation tire la sonnette d’alarme, les menuisiers se veulent rassurants.

Le marché du PVC en France représente 150.000 tonnes par an. Un matériaux très utilisé par exemple en menuiserie mais dont le prix de base ne cesse ces dernières années d’augmenter. + 15,6 % en 2010. + 26 % en deux ans pour la résine de PVC selon l’indice du Snep, le Syndicat National de l’Extrusion Plastique, profilés et compounds, syndicat des entreprises de transformation des matières plastiques en profilés par extrusion.  En cause : la hausse du prix du pétrole bien sûr mais aussi une restructuration du marché du PVC et des polymères ces dernières années qui a vu une concentration du secteur. Une situation qui alarme les professionnels de la transformation.
« La grosse difficulté c’est qu’on subit un effet ciseau », explique Yves Dubois, président du Snep. « Les producteurs de PVC prennent la hausse de plein fouet mais nous ne pouvons pas répercuter complètement cette hausse sur nos produits profilés destinés aux industriels de la menuiserie par exemple ».

A quand la répercussion sur les menuiseries ?

Ceux-ci ne peuvent en effet pas automatiquement répercuter la hausse ou refusent de le faire car ils dépendent de leur propre demande déjà fragilisée. « Nous sommes dans une situation inconfortable », admet Yves Dubois. « On prend la hausse de plein fouet et pour l’instant ça s’arrête à nous. Envisager par exemple les industriels à répercuter la hausse en coupant notre approvisionnement est impossible. On en mettrait certains sur la paille. »
Des hausses sur les prix des produits finis sont quand même à prévoir. Et même rapidement. « Si la tendance se confirme et que le rythme reste le même, ça pourrait intervenir en milieu d’année 2011 » estime Yves Dubois.
« Mais attention, une augmentation de 25 % du PVC ne se traduit pas par une augmentation de 25 % du prix de la fenêtre », rassure Philippe Macquart, délégué général de l’UFME (Union des Fabricants des menuiseries Extérieures). « Compte tenu de tous les éléments qui entrent en compte – vitrage, pose, concurrence entre les industriels – on peut estimer que la hausse serait de 5 à 6%. Une inflation raisonnable pour des produits dont la qualité augmente sans cesse. Il y aura des hausses de prix. Nécessairement. Pour l’instant elles ne sont pas dans l’air du temps. »

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  • - Le

    Inimaginable !

    Quel dommage ! C’est si beau et écolo les menuiseries PVC… Nous sommes vraiment inquiets et sommes sûrs que c’est malgré tout une filière d’avenir. J’espère ne pas avoir à poser du bois, c’est tellement difficile d’entretien, c’est pas joli et ça tient pas dans le temps. Regardez les menuiseries existantes dans Paris, ce sont les menuiseries d’origines (un siècle) et elles sont déjà abîmées ! Alors que le PVC c’est nickel ! Ça ne bouge pas, ça ne jaunit pas, ça ne se peint pas, ça ne raye pas, ça ne se casse pas, ça ne se répare pas… C’est parfait !
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