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La « guillotine », toujours en service pour fracturer les chaussées en béton

CONRAD FREELING |  le 18/10/2013  |  TransportsBétonChausséeGros œuvreVRD

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Rénovation -

Mis en service au début des années 1980, le contournement de Sélestat (Bas-Rhin) a été réalisé en dalles californiennes : la chaussée est constituée d’une couche de béton de fondation continue, recouverte de dalles de béton non ferraillées et non goujonnées. Les infiltrations d’eau ont fini par causer un battement des dalles. Une première tranche de travaux de rénovation a été engagée fin juillet 2013. Mais, avec le béton, pas question d’utiliser une raboteuse. Alors, comment retirer les dalles de roulement sans endommager le reste ? Colas Est a opté pour la fracturation. « C’est la technique la plus efficace et la moins traumatisante pour la couche de fondation. Elle nous permet de sortir des morceaux aisément transportables jusqu’à l’atelier de concassage », plaide Christian Gugenberger qui dirige les travaux réalisés par Colas Est. Le matériel engagé est une K3B, servie par trois personnes, mise à disposition par une autre filiale de Colas : Cosson. Cette machine unique est vieillissante mais « très bien pensée et toujours efficace ». Son système d’avancement est électrique. L’ensemble des équipements est entraîné par un groupe électrogène de 150 kVA, et une centrale à air assume tous les automatismes. La fracturation est réalisée par trois masses « guillotines » de 3,5 t chacune, disposées sur les 3 m de largeur de la machine et qui tombent sur le sol. Elles peuvent être actionnées de manière simultanée, alternée ou synchronisée. Le pas de frappe est réglable de 300 à 1 800 mm, ainsi que la hauteur de chute des masses. Ces réglages permettent d’adapter la frappe selon le résultat souhaité : destruction ou fissuration. Une précision que ne permet pas le marteau hydraulique. Le rendement moyen de la K3B est de 800 à 1 000 m²/h. L’inconfort de la machine reste son principal point noir. Cosson le sait et a pris des mesures de protection. Outre un temps de conduite restreint qui explique la présence de deux conducteurs, différents aménagements ont amélioré le confort des opérateurs : la cabine est montée sur silentblocs (des plots amortisseurs en caoutchouc), le siège est pneumatique et l’habitacle est capitonné pour réduire le bruit.

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PHOTO - 750343.BR.jpg - © Conrad Freeling

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