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La grogne des inspecteurs du travail
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La grogne des inspecteurs du travail

Defawe Philippe |  le 25/10/2006  |  France Droit du travailTravailCollectivités localesNord

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Les inspecteurs du travail ont fêté le centenaire de leur ministère de tutelle en se mettant en grève pour protester contre la réforme de leur administration, le manque d'effectifs et l'augmentation des agressions dont ils sont victimes.

A l'appel des syndicats CGT, Sud, CFTC, FSU et Unsa, les 1.400 fonctionnaires de l'Inspection du travail (inspecteurs et contrôleurs) chargés de contrôler l'application du code du travail dans les entreprises, ont été invités à cesser le travail pour dénoncer une réforme lancée en mars dernier qui prévoit notamment la création de cellules spécialisées au niveau régional, et "une programmation pluriannuelle des contrôles".
"Cette réforme revient à nous empêcher de faire notre travail", assure Pierre, 29 ans, élève-inspecteur venu spécialement de Lille pour participer à un rassemblement qui a réuni environ 200 personnes à Paris, près du Carrousel du Louvre, où se tenaient les festivités du centenaire du ministère du Travail.

Tous défendent le caractère généraliste de leur métier, refusant les spécialisation de sections - travail illégal, risque chimique, BTP, santé au travail – que la réforme veut mettre en place. "La promesse de création de 700 postes est une tromperie complète: l'objectif n'est pas de renforcer l'inspection du travail par la création de sections supplémentaires, dans le cadre de leur fonction généraliste et territoriale, mais d'affecter des moyens humains ouvrant la voie à la spécialisation", dénoncent la CGT, la CFTC et Sud.
Selon les syndicats, la promesse ministérielle de 700 créations postes d'ici 2010 est "une tromperie : l'objectif n'est pas de renforcer l'inspection du travail généraliste, mais d'affecter des moyens humains ouvrant la voie à la spécialisation"."Si les 700 postes sont bien créés d'ici 2010, nous serons encore loin du niveau des autres pays européens", rappellent-ils.

Toujours traumatisés par l'assassinat de deux inspecteurs du travail, tués à coup de fusil par un employeur en Dordogne en 2004, les syndicats, reprenant les doléances des Etats généraux de l'inspection du travail de mars dernier, demandent la création immédiate de 240 sections généralistes (organisations territoriales comprenant chacune un inspecteur et deux contrôleurs).
En 2005, les 1.400 fonctionnaires de l'inspection du Travail ont contrôlé 59.256 entreprises.

Le ministre Gérard Larcher a rappelé mercredi sa détermination à assurer "la protection de l'ordre public social", ce qui implique "que ceux qui sont chargés de veiller à leur application puissent exercer leur mission sans qu'il y soit opposé d'obstacle, encore moins par la violence".
Mais du côté du patronat, le président de la CGPME et dirigeant d'une entreprise de bâtiment, Jean-François Roubaud, a reproché lundi aux inspecteurs du travail de faire parfois montre d'un "peu d'arrogance" face aux patrons de PME.

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