La grande mutation de la fédération française du paysage
La fédération française du paysage a tenu son assemblée générale à l'école du paysage de Versailles, dans le cadre de la Biennale architecture et paysage d'Ile-de-France - © Béatrice Julien-Labruyère

La grande mutation de la fédération française du paysage

Laurent Miguet |  le 20/06/2019  |  Paysagistes concepteursArchitectesInterprofession du végétal

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L’accomplissement des objectifs des fondateurs pousse la fédération française du paysage à formaliser une nouvelle feuille de route et à repenser sa gouvernance et sa communication. Le président Henri Bava a détaillé ces perspectives pour Paysage Actualités, après l’assemblée générale du 14 juin à Versailles.

Missions accomplies ! Devant Allain Provost, membre fondateur et plusieurs fois président de la Fédération française du paysage, Henri Bava, qui a repris cette présidence en juin 2018 à Lyon, a rappelé, lors de l’assemblée générale réunie le 14 juin à Versailles, les grands objectifs qui ont porté l’organisation professionnelle depuis sa création en 1982 : reconnaissance du métier, mise en place de services pour les membres, et réglementation d’un titre professionnel.

Victoire consolidée

« Nous avons atteint ces objectifs par étapes », se félicite le président. Après la bataille du titre professionnel remportée par le biais de la loi Biodiversité d’août 2016, l’habilitation de ses titulaires à signer des permis d’aménager, au même titre que les architectes, a consolidé la victoire règlementaire, à la faveur de la loi Elan de novembre 2018. Le nombre de titulaires du titre a doublé en un an, pour atteindre 1349 paysagistes concepteurs. Une ultime étape reste à franchir pour permettre aux détenteurs d’accéder de droit au concours d’ingénieur territorial.
Sur ce dernier dossier, la profession peut compter sur le soutien de Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires : Karine Mangin, chargée de mission au bureau des paysages et de la publicité du ministère de la Transition énergétique, a confirmé cette volonté politique. La représentante de l’Etat est venue à Versailles avec une autre bonne nouvelle : la subvention annuelle passe de 20 000 à 65 000 euros, assortie d’un engagement quadriennal.

La cohésion affichée à Versailles par les deux organisations de la profession ne peut que rejaillir sur son poids dans les politiques publiques : l’association des paysagistes conseil de l’Etat et la FFP travaillent conjointement sur la formalisation du code de déontologie et sur les stratégies d’adaptation au changement climatique.

Un palmarès en 2020

Le soutien de l’Etat renforcera la capacité de la FFP à tenir la feuille de route écrite lors de son séminaire de mars dernier sur la colline de Sion (Meurthe-et-Moselle) et présentée à l’assemblée générale sous la forme de 42 fiches action. L’innovation paysagère, porté avec l’interprofession du végétal Val’hor à travers le nouveau fonds de dotation Intelligence Nature, figure en tête des nouveaux objectifs, à côté du redéploiement de l’organisation professionnelle et de la promotion du métier.
Sur ce dernier front, l’initiative la plus visible concerne le lancement d’un palmarès annuel du paysage, à partir de 2020. Des travaux d’étudiants à ceux des chercheurs en passant par les études territoriales, cette compétition mettra en valeur la diversité des missions confiées aux paysagistes concepteurs, bien plus étendue que les seules prestations de maîtrise d’œuvre.

Les régions au centre

Cette diversité se reflètera dans l’organisation future de la FFP par collèges : une idée aussi ancienne que la fédération, mais désormais portée au sein de ses instances dirigeantes par Claire Gautier, vice-présidente. Autre vice-président, Nikola Watté orchestrera la montée en puissance des régions dans la gouvernance nationale de l’organisation.
Après la disparition de Didier Maingreaud, qui avait accompagné la communication de cette dernière pendant 20 ans, deux prestataires prennent le relais : Symbiose pour l’organisation événementielle, et Cheval Vert pour la refonte du site et la nouvelle identité visuelle. L’officialisation du nouveau logo présenté à l’assemblée générale interviendra cet été.

Bataille européenne

Ce nouvel élan débordera-t-il de l’Hexagone ? Organisateur du prochain congrès mondial des architectes paysagistes à Oslo, Rainer Stange, président des paysagistes norvégiens, a symbolisé à Versailles cette ambition chère à Henri Bava, qui figure parmi les signatures françaises du paysage les plus présentes à l’international. L’agenda européen ouvre une porte : les paysagistes espèrent rejoindre les professions officiellement écoutées par les institutions communautaires, ce qui suppose une reconnaissance préalable dans 10 pays membres.
Vice-présidente de la FFP en charge de l’international et unique candidate déclarée à ce jour pour la présidence de la section européenne  de la fédération internationale des architectes paysagistes (Ifla Europe), Karine Helms incarnera cette bataille dans les années à venir.

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