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La gestion différenciée ré duit le risque aviaire

Yaël Haddad |  le 17/11/2017  |  TransportsVal-de-MarneFrance entière

ORLY (Val-de-Marne) -

Visite guidée sur les pistes de l'aéroport Paris-Orly avec le service prévention du péril animalier et l'équipe en charge de l'entretien des espaces végétalisés attenants aux pistes. Dans ce milieu ouvert, les oiseaux génèrent des risques d'incident de collision.

La réduction du risque aviaire aux abords des pistes de l'aéroport de Paris-Orly se heurte à la contradiction entre les besoins du service de prévention du péril animalier et ceux des responsables de la navigation aérienne. Dans le contexte très urbanisé de la première couronne francilienne, les zones ouvertes et végétalisées attirent les lapins, plus ponctuellement les renards, mais surtout les oiseaux, d'autant plus qu'un accès fortement réglementé les protège de la pression humaine. La navigation impose une tonte courte des secteurs enherbés pour garantir une bonne visibilité aux abords immédiats des pistes, en particulier des panneaux de signalisation. Or ce mode de gestion se révèle plus favorable à la présence des oiseaux que les prairies hautes. « Pour résoudre ce paradoxe, nous avons opté pour un plan de gestion différenciée, avec une tonte à 20 cm de hauteur dans une bande de 15 m de large de part et d'autre des pistes et un fauchage tardif ailleurs. Sur un secteur éloigné des pistes, nous avons également opté pour une tonte courte afin de favoriser la concentration des oiseaux dans cette zone », explique Sylvain Lejal, responsable du service de prévention du péril animalier et maintenance des prairies aéronautiques, correspondant nature et paysage pour l'ensemble de l'aéroport.

La visibilité des abords des pistes impose une tonte courte qui attire les oiseaux.

L'entretien des espaces végétalisés des abords des pistes et des voies de desserte s'appuie sur plusieurs missions. Durant la journée, l'équipe en charge de la prévention du péril animalier assure une veille. « En 2016, huit espèces classées dangereuses par l'aviation civile ont été répertoriées sur l'aéroport, dont six de niveau 3, présentant un “risque très élevé à élevé” : deux espèces de pigeons, l'étourneau, le goéland, le vanneau, le faucon crécerelle et le martinet. Deux autres sont catalogués de niveau 2 (“risque élevé à moyen”) : la perruche à collier et le lapin. Ce dernier ne constitue pas un danger direct pour les avions, mais il peut modifier le couvert végétal et le rendre plus attractif [...]

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