La fronde des élus grandit contre le CDG Express

Une centaine d'élus franciliens réclament désormais la fin du projet de CDG Express, qui doit relier Paris à l'aéroport Charles-de-Gaulle de Roissy en 20 minutes, à horizon 2024.

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La fronde des élus grandit contre le CDG Express
Le tracé du projet de CDG Express.

La fronde grandit. Une centaine d'élus d'Ile-de-France ont demandé aux autorités "d'abandonner au plus vite le Charles-de-Gaulle Express", dit CDG Express, la future liaison qui doit relier Paris à l'aéroport de Roissy en 20 minutes, dans un courrier adressé au préfet de région Michel Cadot.

Michel Cadot a été chargé par la ministre des Transports Elisabeth Borne d'une mission de concertation sur ce projet du CDG Express, qui doit relier à partir du 1er janvier 2024 la Gare de l'Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet, long de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 euros.

Impact sur les transports du quotidien

"Depuis la réactivation de ce projet, nombre de rapports (...) ont alerté sur les impacts négatifs qu'allait générer le CDG Express sur, entre autres, les transports du quotidien, déjà trop souvent affectés par des dysfonctionnements", soulignent les élus dans leur courrier révélé le 23 janvier 2019 par le site du Parisien.

"Croyez-vous que les 900 000 usagers quotidiens du RER B et les autres peuvent accepter de voir encore plus dégrader leurs conditions de transport par le fait que l'on veuille coûte que coûte créer une nouvelle relation ferroviaire ?", s'interrogent les élus, majoritairement de gauche.

Ils demandent de "réorienter" les "2,5 milliards d'euros" du projet "à l'amélioration des conditions de transport du quotidien".Le CDG Express aura également des "conséquences urbaines, sonores, environnementales", selon les signataires.

Projet non financé par l'Etat

Ile-de-France Mobilités, présidé par Valérie Pécresse (LR), la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, et le président PS du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, avaient déjà demandé en décembre la suspension des travaux.

Parmi les signataires du courrier, les sénateurs Eliane Assassi (PCF) et Pierre Laurent (PCF), les députés Clémentine Autain (LFI) et Stéphane Peu (PCF), Julien Bayou (EELV), David Belliard (EELV), l'adjoint au logement de la maire de Paris Ian Brossat (PCF) ou encore Yves Contassot (Générations au Conseil de Paris).

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Lors de ses voeux lundi, le PDG du groupe Aéroport de Paris (ADP) Augustin de Romanet a rappelé que le projet n'était "pas financé par l'Etat". "Si le CDG Express ne se fait pas, non seulement il n'y aura pas un euro de plus pour le RER B mais il y aura 500 millions d'euros de moins pour l'écosystème du RER B", en raison des sommes apportées par ADP, SNCF Réseaux et Caisse des dépôts "pour renforcer la robustesse" du RER.

A l'occasion d'une cérémonie des voeux jeudi dernier au ministère des Transports, la ministre Elisabeth Borne, a estimé qu'il s'agissait, avec la mission du préfet Cadot, "de regarder l'ensemble des besoins de plages travaux, ou d'interruptions temporaires de circulation comme on dit".

Il faut "s'assurer qu'on ne va pas imposer des conditions intenables et dégradées aux usagers du RER B, et c'est tout ça qui donnera le calendrier", a-t-elle ajouté.

L'Etat avait par ailleurs, en novembre dernier, désigné le groupement constitué de Keolis et de RATP Dev pour exploiter cette future ligne.

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