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Objectifs climatiques : le bâtiment en première ligne dans le retard que prend la France
La centrale thermique de Cordemais (44). - © Creative Commons.

Objectifs climatiques : le bâtiment en première ligne dans le retard que prend la France

A.F. avec AFP |  le 23/07/2018  |  EnergieBâtimentRéglementation thermique

Selon un document de travail du ministère de la Transition écologique, la France devrait dépasser de 6% son volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2023. En cause : le retard pris dans le secteur des transports et du bâtiment.

 

L’Hexagone risque de rater son plan climat d’ici 2023, révèle un document de travail du ministère de la Transition écologique présenté lors d’un point d’étape sur la révision de la feuille de route énergétique (PPE) de la France et de sa stratégie bas carbone (SNBC), en fin de semaine dernière. A ce rythme, le volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre sera dépassé en 2023, notamment à cause d’un retard pris dans le secteur des transports et du bâtiment.

Sur la période 2014-2018, il pourrait atteindre 458 millions de tonnes d’émissions de CO2 (MtCO2), contre 440 initialement prévus. Et 422 Mt CO2 entre 2019 et 2023, contre 398 attendus. Toutefois, le document indique que ce retard sera rattrapé entre 2024 et 2028 grâce aux progrès revus à la hausse dans l’industrie, l’énergie et l’agriculture.

 

Les EnR sur la bonne voie

 

Pour rappel, la loi sur la transition énergétique a pour objectif de faire baisser la consommation finale d’énergie française de 20% d’ici à 2030 et de 50% d’ici à 2050, tandis que la consommation d’énergie fossile devra reculer de 30% en 2030. Mais le document rapporte que la France ne devrait avoir réduit sa consommation d’énergie finale que de 17% en 2030 et de 44% en 2050. En revanche, les objectifs sur les énergies fossiles devraient être largement dépassés (40%) grâce notamment à l’arrêt programmé des centrales à charbon (-82% de consommation en 2030), une baisse de 28% de la consommation de gaz naturel et de 40% de celle du pétrole.

Toujours selon le document, le déploiement des énergies renouvelables sera, quant à lui, légèrement plus lent que prévu. En 2030, la consommation d’énergie à partir d’éolien, de solaire, d’hydroélectricité ou encore de biogaz ne représentera que 31% du mix énergétique, contre 32% attendus.

Ce scénario est une prévision, tempère le ministère, sera ajusté à l’automne, notamment sur les mesures prises à court et moyen terme.

 

Un premier écart en 2016

 

La France a déjà enregistré un premier écart à la dérapage définie dans le cadre de la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). En 2016, le volume de gaz à effet de serre s’est établi à 463 millions de tonnes, soit 3,6% de plus que prévu initialement. La hausse la plus significatives a été observée dans le secteur du bâtiment (+11%), principalement liée à un hiver rigoureux et à l’arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires.

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