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La foreuse sonique travaille quatre fois plus vite

Gilles Rambaud |  le 18/10/2013  |  IngénierieGéotechniqueMatériel de chantierGros œuvreVRD

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Prélèvements de carottages, essais pressiométriques, pénétromètres… Les études géotechniques ont recours à des foreuses verticales capables de descendre à des profondeurs de 20 à 50 m. Toutes ces machines fonctionnent selon le même principe : celui d’une tête rotative qui appuie et fait tourner l’outil pour le faire descendre dans le sol. Toutes sauf une : la Sonic Samp Drill. « C’est un matériel radicalement différent », prévient Marc Fleury, directeur régional de Fondasol, seule entreprise française à en posséder une. « Son principe s’inspire des techniques pétrolières. Ici la tige s’enfonce dans le sol sous l’effet d’une vibration, pas d’une rotation. » La tête émet une vibration à haute fréquence comprise entre 120 et 180 Hz qui fait entrer la tige en résonance. Il se crée alors, autour de la couronne ou du taillant, une zone désagrégée de 1 ou 2 mm d’épaisseur qui n’exerce pas de frottements. L’outil descend facilement dans cette enveloppe glissante. « Les avantages sont multiples, énumère Marc Fleury. Le forage est beaucoup plus rapide. Selon la nature des sols, on peut progresser jusqu’à cinq fois plus vite ! La coupe est très efficace, on traverse des silex sans même s’en rendre compte. Enfin, on utilise moins d’eau et, dans certaines conditions, on peut même carotter à sec. Il en résulte un prélèvement de grande qualité dont la teneur en eau n’est pas altérée par les injections du forage. » À noter, également, un pilotage complet depuis une radiocommande. L’opérateur se tient face à son forage, garde une excellente visibilité tout en restant à une bonne distance de sécurité. Dans la colonne des défauts, il y a le poids élevé de la machine (10 t), son fonctionnement très différent des autres, qui nécessite une équipe dédiée et bien formée. Surtout, il y a son prix : quatre fois supérieur  lui aussi  à celui d’une foreuse classique ! « Cela aurait posé problème si la productivité annoncée n’avait pas été au rendez-vous. Or je confirme qu’elle va bien quatre fois plus vite. En seulement un an d’exploitation, elle a déjà 1 400 heures au compteur. On peut faire en une journée ce qui nous aurait pris une semaine. La rentabilité est au rendez-vous », calcule Fondasol qui tient également là le moyen de répondre aux délais toujours plus serrés de ses clients.

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PHOTO - 750174.BR.jpg - © Gilles Rambaud

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