Entreprises de BTP

La FFB Hérault cible les risques liés aux addictions

Mots clés : Métier de la construction - Réseau routier

Dans le cadre de la journée de la prévention organisée sur l’ensemble du territoire le 9 février, les  entrepreneurs du BTP ont fait le point sur les risques encourus par les salariés dans le cadre de leur activité professionnelle. Accidents de la route, chutes de hauteur, troubles musculo-squelettiques… tous les dangers présents dans les métiers de la construction ont été débattus avec des spécialistes et des préventeurs afin de faire émerger de bonnes pratiques dans chaque entreprise. Exemple à Montpellier, où la fédération BTP de l’Hérault avait choisi de traiter les risques liés aux addictions

 

« Certains de nos salariés ont un problème avec l’alcool, témoigne ce patron d’une entreprise héraultaise de menuiserie. Mais nous ne savons pas comment faire. Ces gens-là se cachent et nous avons un outil à faire tourner. Personne ne nous aide à trouver des solutions ! »

Jeudi 9 février, à l’occasion de la 3è édition de la « Journée de la prévention », la FFB Hérault avait choisi de mettre l’accent sur les addictions.
« Après avoir traité les années précédentes des troubles musculo-squelettiques, nous avons voulu nous intéresser cette année à un phénomène qui concerne surtout les jeunes et qui accroît les risques à l’origine de la quasi-totalité des accidents mortels dans le bâtiment : les chutes de hauteur et les accidents de la route, explique Michel Marty, secrétaire général. L’objectif est d’amener les chefs d’entreprise à prendre conscience de leurs responsabilités à l’égard de leurs salariés mais aussi de leur montrer que des outils existent. »

Ce soir-là, une dizaine de responsables d’entreprises ont pris place dans la salle de réunion de la Maison du bâtiment, où siègent aussi des représentants de l’OPPBTP, de la Carsat et des médecins de Santé Travail BTP. Les dirigeants présents attendent des réponses concrètes :
« Lorsque la consommation est avérée, est-ce considéré comme une faute ? Ou faut-il attendre un accident pour agir ? » « Vous pouvez modifier le règlement intérieur de l’entreprise, explique Bertrand Guizard, chef d’agence à l’OPPBTP. Le texte peut interdire la consommation de produits addictifs et prévoir des contrôles aléatoires sur les postes à risques. Le salarié qui refuserait de se soumettre à un alcotest ou à un test au cannabis s’exposerait alors à des sanctions. »

Mais la situation au sein de l’entreprise est souvent mal connue. « Nous avons décidé de faire des tests anonymes sur deux de nos chantiers pour voir quel est le pourcentage de personnes concernées, témoigne Daniel Nicolas, responsable de la prévention chez Eiffage. Il semblerait que 30 % des ouvriers soient concernés. Mais en réalité nous ne le savons pas. Nous avons besoin de dresser un état des lieux. Ensuite nous sanctionnerons. » Camille Tavakoli, médecin du travail, insiste sur la nécessité d’une large information. « La démarche doit être participative. Seul, nous sommes démunis, vous comme nous. Il faut un travail en réseau avec le médecin traitant, l’entreprise et le salarié lui-même. C’est à cette condition que l’on aider des gens à s’en sortir. Il est important également de faire un travail de sensibilisation en amont. »

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