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La durabilité du PVC en question pour les façades

pascale leroy-paulay |  le 28/02/1997  |  Produits et matérielsGros œuvreInnovationEuropeInternational

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-Les effets de dilatation dus aux variations de température provoquent une déformation du matériau. -Les teintes blanche et pastel s'échauffent peu et supportent une pleine exposition au soleil.

Si les thermoplastiques se sont développés avec les profilés de fenêtre, ils rencontrent un succès plus mitigé dans le domaine des façades. Depuis deux ans, Elf Atochem tente de mettre sur le marché un système constructif, baptisé « Fuci », tout en plastique, et de nombreux fabricants proposent des solutions de bardages rapportés en polymères thermoplastiques. Mais si Fuci arrive en phase terminale de procédure Atex, le premier chantier expérimental n'est pas programmé.

Pourtant, avec sa légèreté et sa simplicité de mise en oeuvre, le plastique a trouvé sa place sur les façades d'habitation, en Grande-Bretagne, par exemple. « Malgré des aspects pratiques attrayants et un coût réduit, le plastique reste victime d'une image esthétique bas de gamme qui ne plaît pas aux prescripteurs français », commente Jean Favreau, P-DG du groupe Corea, spécialisé dans les murs-manteaux.

Tenue au vieillissement

Le PVC doit aussi défendre ses atouts du point de vue de sa tenue au vieillissement. « L'expérience acquise avec les menuiseries de fenêtre apporte des informations concrètes pour analyser la tenue de ce matériau », indique Robert Copé, responsable du service matériaux au CSTB. Ainsi, le traitement de surface avec des composés très inertes, comme le plaxage avec du PVDF, améliore nettement la résistance aux ultraviolets et à l'usure.

Mais les effets de dilatation dus aux variations de température provoquent une déformation du matériau, d'autant plus importante que les lames de bardage sont longues, et les surfaces étendues. Avec le jeu des dilatations et contractions, le matériau peut se craqueler. Le coefficient de dilatation thermique d'un thermoplastique est cinq à six fois plus élevé que celui de l'acier.

Aussi, certains PVC possèdent une face externe avec un cailloutis incrusté qui améliore l'aspect et sa rigidité. Toutefois, la face interne en PVC lisse risque de se déformer plus que la face externe, provoquant un aspect bombé de la paroi. « Ces problèmes se résolvent par un système d'assemblage et de fixation judicieux qui laisse une marge de mouvement au matériau », réplique Robert Copé.

Tenue au feu

Les PVC classés M1 offrent une protection acceptée par les assurances. Cependant, l'émission de fumées irritantes, voire toxiques, a conduit certains pays, comme le Canada, à rejeter des thermoplastiques de leur réglementation. Pour le PVC, les émanations ne contiennent que des gaz carboniques, d'oxyde de carbone et d'acide chlorhydrique. La question est plus grave pour le polyuréthane de doublure isolante qui émet de l'acide cyanhydrique.

Les prescripteurs intéressés par le PVC doivent aussi garder à l'esprit les limitations d'exposition aux fortes températures. Le PVC perd ses propriétés mécaniques au-delà de 80 °C. A priori, les teintes blanche et pastel s'échauffent peu et supportent une pleine exposition au soleil. Mais les PVC de coloris sombres, obtenus par coextrusion, par plaxage ou peints, doivent faire l'objet de précautions.

PHOTO : Des bardages en plastiques sont posés sur les pignons de façade. Ici, des pavillons construits par l'Opac de Rouen (Espace clair d'Alphacan).

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