Projets

La douce ville d’Angers ose l’architecture [diaporama]

Mots clés : Architecture - Etat et collectivités locales

Souvent citée en exemple pour sa qualité de vie, la capitale de l’Anjou entend montrer qu’elle est aussi une agglomération qui innove. En témoigne, le résultat de l’appel à projets urbains «Imagine Angers» où s’est retrouvé le gotha de l’architecture et qui vient d’être dévoilé à l’occasion du Mipim.

C’est en janvier 2017 que cet appel à projets urbains innovants a été lancé sur sept sites emblématiques, dont la ville, ou son aménageur Alter maîtrise le foncier. En juillet, 48 candidatures de groupements composés de promoteurs, d’architectes et de porteurs de projets ont été réceptionnées.

Une première sélection a permis de retenir 29 équipes qui ont pu développer leur idée. «Christophe Béchu (maire d’Angers, NDLR) et moi-même avons eu l’occasion de visiter l’exposition «Réinventer Paris» au Pavillon de l’Arsenal et nous avons été séduits par la diversité et l’inventivité des projets. L’idée a fait son chemin, en pensant notamment au site du Front de Maine, en attente depuis plusieurs années après différents projets abandonnés» explique Roch Brancour, adjoint à l’urbanisme de la ville d’Angers.

 

Entre 60 000 à 80 000 m2 à construire

 

D’une surface totale de près de 3 hectares, ces emplacements permettront d’envisager la construction de 60 000 à 80 000 m2 de bâtiments en cœur de ville ou à proximité du tramway et du tracé de la future ligne. Des sept sites, seul l’îlot Saint-Exupéry n’a pas suscité d’intérêt. Les plus courus, tels que Gambetta, Montaigne et le Front de Maine, ont en revanche attiré le gotha de la promotion et de l’architecture.

Côté promotion, les grands opérateurs nationaux sont au rendez-vous (Nexity, Kaufman & Broad, Bouygues, Vinci, Eiffage, etc.), tout comme les acteurs locaux (Réalités, Giboire, Lamotte, Duval, Bati Armor, etc.). Mandataires de chacune des équipes, ces promoteurs ont su attirer des architectes français en vue tels que Marc Mimram, Edouard François, Hamonic et Masson et même internationaux comme Sou Fujimoto et Baumschlager et Eberle.

 

Agences régionales

 

Souvent, ces architectes renommés se sont associés à des agences plus régionales comme Forma6, Tetrarc, Barré Lambot Architecte, David Cras ou les Angevins de GOA et Frédéric Rolland & Associés. Parmi les surprises, le nouveau venu, Essor Développement, fait équipe avec Manuelle Gautrand et Associés.

De son côté, la Compagnie de Phalsbourg, qui a notamment réalisé le centre commercial Atoll à Beaucouzé, dans la banlieue d’Angers, affiche ses ambitions en se positionnant sur le Front de Maine avec Steven Holl et Franklin Azzi et, sur le quai Saint-Serge, avec Sou Fujimoto et OXO Architectes, en association avec Bouygues Immobilier.

 

Esquisse architecturale

 

Après des réunions avec le service urbanisme de la Ville et l’architecte des bâtiments de France, les équipes ont eu jusqu’à la fin janvier pour peaufiner leurs projets. «A la différence de «Réinventer Paris», nous n’avons demandé qu’une esquisse architecturale et le règlement prévoit que les architectes soient rémunérés par les promoteurs», précise Marie Chambolle, directrice de l’aménagement et du développement des territoires.

Tous les projets sont exposés au Quai, jusqu’au 25 mars. Ce mercredi 14 mars, les lauréats ont été dévoilés officiellement par Christophe Béchu sur le stand d’Angers, lors du Mipim 2018.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X