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La détection de réseaux est prête au changement
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La détection de réseaux est prête au changement

Olivier Baumann |  le 01/01/2010  |  SantéTechniqueEnvironnementRéglementation techniqueTravail

VRD -

Géoradar, localisation par ondes radios ou acoustiques, les techniques de repérage des réseaux enterrés ne manquent pas. Un atout alors que les règles de l'art sont appelées à changer en 2010.

Eviter les accidents aux conséquences tragiques, comme les explosions de conduites de gaz, ou plus simplement réduire les délais et donc le coût des chantiers de voirie. Tels sont les buts de la refonte en cours du décret 91-1147 régissant la sécurité des travaux à proximité des ouvrages enterrés, et de la future norme NF sur laquelle elle s'appuiera. Parmi les changements annoncés figure l'obligation pour le maître d'ouvrage de fournir dans le dossier de consultation des entreprises des plans de localisation précis des réseaux existants, avant toute intervention à leur proximité. Un repérage préalable attendu avec impatience par les entreprises de canalisations. Car actuellement les donneurs d'ordres et les exploitants jouent insuffisamment leur rôle : Demandes de renseignements (DR) rarement envoyées par les maîtres d'ouvrage, réponses aux Déclarations d'intention de commencement de travaux (DICT) insuffisamment renseignées par les exploitants de réseaux, voire erronées. Les entrepreneurs prennent donc souvent l'initiative du repérage des réseaux. Ils y ont intérêt : outre les problèmes de sécurité liés à la découverte fortuite en cours de travaux d'un réseau non repéré, l'arrêt de chantier qui en découle peut coûter très cher : « une trancheuse arrêtée et une équipe désœuvrée sont autant de manque à gagner pour l'entreprise », souligne Gilles Clément, gérant d'IRE, bureau d'ingénierie spécialisé dans la détection de réseaux.

Acoustique, radio, ou géoradar

Une étude de juin 2008 commandée par la FNTP (1) distingue trois méthodes principales de détection : acoustique, par radio et le géoradar. Adaptées aux réseaux rigides, les méthodes acoustiques consistent à faire vibrer les canalisations par la génération d'ondes sonores. Leur tracé est alors repéré en « écoutant » le sol. Avantage de la méthode : elle peut détecter des réseaux non métalliques. Mais elle nécessite un accès physique aux canalisations et ne détecte pas les réseaux non rigides. La détection par ondes radios, ou radiodétection, permet de repérer les réseaux métalliques selon deux modes. En mode passif, les ondes électromagnétiques générées par les porteurs de charges des réseaux électriques ou télécoms sont captées à la surface par le détecteur. C'est l'utilisation la plus simple. En mode actif, les ondes électromagnétiques sont créées par un générateur qui envoie le signal dans la canalisation métallique. Celle-ci est alors repérée depuis la surface par le même détecteur. Le système peut être adapté aux réseaux non métalliques : une sonde en fibre de verre parcourue d'un fil métallique introduite dans la canalisation joue alors le rôle de l'émetteur : c'est elle qui est repérée par le détecteur. « La radiodétection est bien adaptée aux grandes profondeurs (au moins jusqu'à 3,50 m), explique Gilles Clément. Sa précision en altimétrie est de /- 5 cm quel que soit le milieu. En revanche, l'utilisation en mode actif nécessite d'accéder physiquement au réseau. » Le géoradar, lui, permet a priori de détecter tous les types de réseaux. Son principe est basé sur le fait que la vitesse d'une onde dépendant de la nature du matériau traversé, le temps mis par celle-ci pour parcourir le trajet aller-retour révèle les hétérogénéités du sous-sol. Parmi elles, les canalisations recherchées, que seuls un œil expert doublé d'un fond de plan permettent d'identifier. Si la technique est bien adaptée aux milieux hétérogènes à granulométrie à peu près constante, « les ondes traversent mal les milieux aqueux comme les argiles, et les milieux comportant des cavités », explique Gilles Clément. Dans ces cas, « au-delà de deux mètres de profondeur, il est illusoire de vouloir trouver plus de 50 % des réseaux. Mais nous testons actuellement pour les constructeurs le matériel de demain, qui permettra de descendre à 4 m de profondeur ».

Baliser pour plus de sécurité

Pour s'adapter au renforcement prochain des procédures de récolement, des industriels innovent en proposant de « marquer » les réseaux. Le principe général est simple : des balises ponctuelles disposées régulièrement le long d'un réseau enterré sont détectées depuis la surface. Leur identification permet de connaître précisément le cheminement de la canalisation dans les trois dimensions, ainsi que le type de fluide transporté (gaz, électricité, eau.). Ces systèmes sont séduisants, mais leur généralisation ne semble possible que s'ils sont intercompatibles.

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