Immobilier

La Défense : bloqué ou ajourné, polémique sur le projet du futur siège de Total

Alors que les Echos annonçaient en fin de semaine le blocage du projet The Link « par l’Etat », à cause de l’augmentation de la part de bureaux dans la zone, au détriment des habitations, de nouveaux courriers datés du 25 janvier, révélés par l’AFP, font état d’un ajournement. Tout en précisant que celui-ci ne remet pas en cause le calendrier prévu par le groupe français.

Bloqué ou ajourné ? Le projet du nouveau siège de Total dans le quartier d’affaires de La Défense, une tour de 244 mètres de haut et 120 000 m² baptisée The Link, fait en tout cas parler.

Dans les Echos d’abord, qui, dans un article publié jeudi 15 février, s’appuient sur une lettre du 3 janvier signée par le préfet d’Ile-de-France Michel Cadot. Adressée à la mairie de Puteaux, elle annonce le blocage du projet « par l’Etat ». Un blocage qui viendrait de l’augmentation de la part de bureaux dans la zone, au détriment des habitations. Un sujet sur lequel Michel Cadot s’était exprimé en début d’année dans les colonnes du Moniteur.

 

« Développement urbain équilibré »

 

Puis sur le fil de l’AFP vendredi 16 février, où il est fait état de lettres datées du 25 janvier. L’une d’elles, adressée au PDG de Total Patrick Pouyanné, précise que le projet est « en attente d’agrément », le temps de définir un plan de « développement urbain équilibré » avec la mairie de Puteaux, ville où le siège doit être construit. « Je souhaite (…) vous confirmer ma volonté d’aboutir à la signature d’un accord sans bouleverser le calendrier de votre projet de siège »,  précise le préfet Cadot dans sa lettre, indiquant que cet ajournement n’interrompt pas le processus de dépôt d’un permis de construire d’ici fin mars.

 

Courrier à Groupama Immobilier

 

Dans la seconde missive, adressée au porteur du projet Groupama Immobilier, le préfet ajoute ainsi qu’il a fixé à fin mars « l’échéance d’un accord de définition d’un projet urbain mixte par la ville ». La décision d’ajournement « n’est en aucune manière un signal négatif lié à la qualité du projet immobilier », renchérit-il.

Pour Patrick Devdjian, président du département des Hauts-de-Seine, qui s’appuie sur la lettre du 3 septembre, « les conditions qui sont mises pour sortir de l’ajournement sont très lentes et très définies ». « C’est un enterrement de première classe », s’est-il insurgé, accusant le préfet de faire « fuir les investisseurs qui s’en vont vers Amsterdam et Francfort ».

Un avis que partage la maire LR de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui a lancé une étude prospective sur l’habitat. Celle-ci doit rendre ses conclusions en avril. « Ce qui m’inquiète, c’est que ce calendrier ne va pas être compatible » avec le projet de Total, a expliqué l’édile, qui considère en outre que sa ville est « exemplaire » en matière de logements, du fait notamment de ses 29% de logements sociaux.

 

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