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La darse du J4 bientôt prête à affronter la houle

C. W. |  le 17/02/2017  |  Bouches-du-Rhône

Marseille -

Depuis juillet 2016, et pour une durée de dix mois, les entreprises du groupe Vinci (GTM Sud, EMCC, Girard) sont à pied d'œuvre pour finaliser l'aménagement de l'esplanade du J4, ancien môle portuaire. C'est la dernière étape du programme de revitalisation du secteur conçu par l'établissement public Euro-méditerranée (Epaem) autour du Mucem dans le cadre de la manifestation « Marseille, capitale européenne de la culture 2013 ».

L'opération, d'un coût de 3,9 millions d'euros TTC, comprend deux chantiers : la consolidation sur 30 m de la digue longue de 73 m et la réalisation d'un appontement en contrebas ; le confor-tement et la reprise des enrochements de la Fausse Braie, rempart bas du fort Saint-Jean. « Cela s'intègre dans un programme global de création de quais le long de l'esplanade du J4, dans la perspective de la mise en eau de la darse. Le tout devait être finalisé en 2013, mais des entrées d'eau sur la digue montrant sa fragilité, ainsi que la présence d'explosifs datant de la Seconde Guerre mondiale, avaient entraîné le report des travaux », raconte Stéphane Richard, chargé d'opérations à l'Epaem.

Un muret de 80 cm. Avant le redémarrage du chantier, le groupe Egis, maître d'œuvre du projet, s'est vu confier des études préalables permettant de redimensionner la digue pour limiter l'agitation dans la darse, même par forte houle. « Nous avons notamment proposé d'ajouter un muret de 80 cm à la digue et de jouer sur la forme des enrochements au pied du fort Saint-Jean pour modifier la réflexion de la houle », précise Véronique Go-mas, directrice de projet « maîtrise d'œuvre portuaire et maritime » chez Egis. Concernant la Fausse Braie, les travaux, réalisés en concertation avec François Botton, l'architecte en chef des monuments historiques, consistent à reconstruire une assise en béton pour reposer les pierres de parement, puis à injecter du béton pour combler les cavités observées sur les fondements immergés.

Très technique, le chantier demande un phasage très précis sur une zone exiguë. « Il mobilise aussi des métiers différents : réalisation d'enrochements avec des moyens maritimes, fondations profondes avec 14 pieux métalliques descendant jusqu'à 20 m de profondeur pour supporter l'appontement, travaux de génie civil, ou encore taille et restauration de pierres », précise Bernard Tiran, directeur d'activité chez GTM Sud.

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PHOTO - 5888_370811_k2_k1_933693.jpg - © MICHÈLE CLAVEL

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