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La cure des bétons : une étape clé pour éviter les sinistres
Seules 10 à 15?% des surfaces horizontales sont traitées, et «?en temps de crise, la cure est encore plus négligée. - © © Synad

La cure des bétons : une étape clé pour éviter les sinistres

Moniteur Entrepreneurs & Installateurs - Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer |  le 22/01/2014  |  curebetonBâtimentBétonDallageMaison individuelle

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Systématique avec les dallages industriels, la cure du béton peine à se généraliser lors de la réalisation de dalles, dallages et chapes en maison individuelle. Pourtant économique et simple, elle permet de se prémunir de lourds litiges.

 

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Que ce soit en intérieur ou en extérieur, les surfaces à base cimentaire ont une humidité à 100?% au moment de leur coulage. CQFD?: l’eau va s’évaporer, et la surface des dalles, dallages ou chapes, sera d’autant plus exposée que l’environnement va être chaud ou venteux. Cette étape, appelée dessiccation, endommage la qualité des sols béton si elle est trop rapide. Elle entraîne alors un phénomène de faïençage ou de fissuration et génère des désordres très onéreux quand il faut totalement refaire l’ouvrage. La solution?: réaliser une cure pour s’opposer à l’évaporation contenue dans le béton – ou le mortier – pendant la phase de durcissement. Celui-ci arrive ainsi à maturation dans les meilleures conditions.

L’intérêt des produits de cure pour béton est évident. Or, seules 10 à 15?% des surfaces horizontales sont traitées, et «?en temps de crise, la cure est encore plus négligée, regrette Fabrice Decroix, responsable technique adjuvants et additifs chez Sika. Les litiges pèsent économiquement lourds sur les entreprises et portent préjudice à leur image.?» Pourtant, réaliser une cure reste simple?: après lissage du béton, dès que celui-ci prend un aspect mat, le produit de cure est appliqué au moyen d’un pulvérisateur manuel, ou mécanique pour les surfaces de plus de 100?m2. Il forme ensuite une membrane mince, à éliminer par procédés mécaniques avant la pose d’un revêtement d’étanchéité, d’une peinture, d’enduits… Exception faite de certains produits de cure sans ponçage réservés aux chapes fluides ciment, et reconnaissables par leur couleur verte.

Une fois ces quelques étapes réalisées, «?la durabilité de l’ouvrage est garantie, précise David Sedan, chef de marché adjuvants chez Mapei. Désormais, il faut intégrer l’emploi systématique des produits de cure avec toutes les surfaces horizontales à base cimentaire.?» Mais une alternative pourrait poindre rapidement sur le marché. «?Étant donné que la cure demeure peu réalisée sur chantier, nous travaillons au développement de produits à intégrer dans le béton directement en usine. Il ne serait alors plus nécessaire de traiter les surfaces horizontales?», dévoile Thomas Hoornaert, responsable offre maison individuelle chez Lafarge. Cette solution pourrait apparaître sur le marché dès 2014. Mais en attendant, il faut curer, d’autant que le DTU?13.3 l’a rendu obligatoire au moins pour tous les dallages.

Avis d'expert : Julien Schloupt, président de la commission marketing du Syndicat national des adjuvants pour bétons et mortiers (Synad).

« La vocation du Synad est notamment d’éditer des supports techniques et de formation à destination des entreprises. Mais pour la première fois cette année, il a lancé une vaste campagne de communication de juin à octobre que nous allons réitérer en 2014. Son objectif : rappeler les bénéfices des produits de cure NF pour béton. Ils ne coûtent que quelques euros en moyenne du litre, pour une consommation d’environ 200 g/m2. A contrario, les pathologies et litiges sur les dalles, dallages et chapes à base cimentaire (bétons, mortiers, chapes) non curés sont très coûteux. Sans parler des contraintes juridiques qui en découlent. Le jeu de l’économie n’en vaut pas la chandelle. D’autant que lorsque ces produits répondent à la norme NF, leur degré d’efficacité est garanti ».

Bien choisir sa cure

La durée de la cure dépend de la classe déterminée par la norme NF EN 13670, selon le type d’ouvrage, sa fonction, les risques… Ces classes, au nombre de quatre, indiquent le nombre de jours auquel le béton doit être soumis à la cure jusqu’à ce qu’il atteigne le pourcentage de sa résistance en compression. Il est conseillé de prendre des produits de cure NF, qui demandent des performances de perte d’eau de 90?%
à 6?heures et de 85?% à 24?heures, mesurées par rapport à un béton témoin.

Commentaires

La cure des bétons : une étape clé pour éviter les sinistres

Votre e-mail ne sera pas publié

TOURE

23/05/2019 16h:54

Bonjour M. Pour un projet de dallage d'un aéroport, quel produit de cure me conseillez-vous pour le béton.

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