La condamnation de Michel Lombardini, l'ex-président de la RIVP, est confirmée

Defawe Philippe |  le 28/01/2008  |  France entièreCollectivités locales

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La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi la condamnation, pour corruption passive, à un an de prison ferme et 150.000 euros d'amende de l'ancien président de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), Michel Lombardini, qui devrait porter l'affaire en cassation.

Le 20 décembre 2006, Michel Lombardini, un fidèle de Jean Tiberi à l'époque où celui-ci était maire de Paris (1995-2001), avait été reconnu coupable en première instance d'avoir bénéficié de travaux offerts par des fournisseurs de la RIVP pour la construction de son domicile privé.
Le tribunal correctionnel de Paris l'avait alors condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, et 150.000 euros d'amende.
Accompagné de sa femme et de son fils, M. Lombardini, 68 ans, était présent mercredi matin au prononcé de l'arrêt par la 9e chambre correctionnelle de la cour d'appel.
L'ancien président de la RIVP a préféré ne pas commenter la décision. Son avocat, Me Jérôme Boursican, a toutefois indiqué à l'AFP que son client allait former un pourvoi en cassation.

A l'époque des faits (du 1er janvier 1994 au 31 décembre 1996), Michel Lombardini dirigeait la RIVP dont la mission consistait à gérer un patrimoine immobilier de 35.000 logements.
Le logement social constituait environ 80% de l'activité de la Régie, consacrée à la réhabilitation ou la construction d'immeubles.
M. Lombardini, par le biais d'une société familiale, la SCI Macydo, avait acquis un terrain de 110 mètres carrés dans le 14e arrondissement de la capitale et y avait fait construire un immeuble de cinq étages pour y loger ses proches, pour un coût total d'environ 729.900 euros.
Seul problème, sur ce coût total, seuls 485.810 euros avaient été réglés par la SCI Macydo, le reste (environ 243.800 euros) étant pris en charge par la société SICRA, ex-filiale BTP de la Générale des Eaux.
La SICRA, par l'intermédiaire de son directeur Pierre Chaudru, avait en fait accepté d'aider grâcieusement M. Lombardini à faire ses travaux pour son domicile personnel, alors que la SICRA avait tout intérêt à s'attirer sa bienveillance, compte tenu de son pouvoir de décision au sein de la RIVP et des marchés que cette dernière pouvait passer avec les entreprises de BTP dans le cadre de sa mission.
©AFP

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