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La conceptrice des Gardens by the bay enchante la scène végétale nantaise
Carli Lamb avait 29 ans quand elle a remporté le concours pour l'aménagemnet de 500 millions d'euros. - © Laurent Miguet

La conceptrice des Gardens by the bay enchante la scène végétale nantaise

Laurent miguet |  le 21/06/2018  |  AménagementLoire-AtlantiqueNord & Ouest

Soirée enchanteresse au seuil de l’été : sous le sceau du partenariat entre Paysage Actualités et le Salon du végétal, la conférence sur « Les jardins suspendus, de Nantes à Babylone », a tenu ses promesses, le 19 juin. A la tombée du jour sur le site de la carrière de Chanteney où la ville de Nantes promet d’aménager un « jardin extraordinaire » en 2022, environ 200 rêveurs et professionnels du végétal se sont laissé captiver par une promenade planétaire, guidée par quatre paysagistes et architectes.

 

Singapour a changé sa vie sans altérer ni sa grâce, ni sa voix mélodieuse qui tient en haleine une assemblée conquise : conceptrice du Garden by the Bay, Carly Lamb a partagé, le 19 juin à Nantes, l’aventure qui, à 29 ans, l’a propulsée en 2006 sur la scène mondiale de la conception paysagère. « Nous étions les premiers surpris, quand nous avons remporté le concours », a-t-elle confié à Paysage Actualités à l’issue de sa contribution à la conférence qui a clôt la première journée du Salon du végétal.

 

Chantier haletant

Ouvert sur invitation à une centaine d’équipes d’architectes et de paysagistes, le concours lancé par le gouvernement de Singapour a donné à cette dernière profession l’occasion d’une démonstration magistrale : un mandat de maîtrise d’œuvre pour une opération de 500 millions d’euros sur 54 hectares gagnés sur la mer, grâce aux remblais d’une métropole en chantier.

« Nous avons pris le parti du jardin, plutôt que du parc, pour multiplier les ambiances intimes, à partir d’un site plat et sans caractère », détaille la diplômée de l’école de paysage d’Edimbourg (Ecosse), Senior Partner de l’agence Grant Associates créée en 1998. La métaphore d’une orchidée, emblème de Singapour appréciée dans le monde entier, a fait mouche : prenant sa racine dans la ville, la fleur développe ses pousses sous forme de chemins et de croisements, pour déployer ses fleurs dans 10 espaces qui mettent en scène l’art des jardins malais, chinois, hindous et coloniaux. Après son déménagement à Singapour en 2009, la jeune trentenaire pilote trois ans de chantier haletant, dans un pays où les entreprises du BTP se disputent une main d’œuvre insuffisante, eu égard au boom local de la construction.

 

Jouissance paysagère

Miracle du tempo de la conférence : la nuit tombe sur Nantes au moment où la conférencière présente la vision nocturne des arbres métalliques de 25 mètres, transformés en colonnes de feu sur la baie de Singapour. Sous les applaudissements, sa chute flamboyante apporte de l’eau et de la féminité aux propos du précédent orateur : « La jouissance du paysage peut changer le comportement des gens », a proclamé Michel Pena. L’ancien président de la fédération française du paysage a convoqué trois exemples à l’appui de sa démonstration : le jardin atlantique sur la dalle de la gare Montparnasse à Paris, les jardins du couchant, du midi et du levant au-dessus du RER de Vincennes, et la promenade du Paillon à Nice.

Après Singapour, l’invitation à la jouissance paysagère a confirmé son élargissement planétaire : auteure de « Villes-jardins » (Ed. Ulmer), Anna Yudina l’a jouée sur un mode encyclopédique et high-tech, tandis que l’architecte Bertrand Schippan a baladé son auditoire à travers les projets de l’agence néerlandaise MVRDV, parmi lesquels le Sky Garden de Séoul, un parc aménagé dans une ancienne autoroute.

 

Passage à l’acte

Certes, le public enchanté n’a pas baissé les armes de la critique et de la  distanciation : où placer les frontières entre écologie urbaine et greenwashing ? Quelles complémentarités établir entre architecture et paysage ? Mais dans son rôle de modérateur de la conférence, Jacques Soignon, directeur des espaces verts de Nantes, a su entretenir le désir du passage à l’acte jouissif, ici et maintenant : « La demande universelle de nature en ville continue à grandir. Le quai des plantes que nous avons aménagé ce printemps l’a encore prouvé, avec 100 000 visiteurs dès le premier mois ».

 

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