En direct

La cogénération sauve les meubles

le 18/10/2013  | 

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Energie
Valider

La publication au Journal Officiel de vendredi 18 octobre de deux arrêtés sur la cogénération devrait offrir une pause au secteur qui craignait une fin d’existence prématurée sans une adaptation des contrats en cours.

Ces textes, qui concernent les cogénérations de puissance inférieure à 12 MW, devraient permettre « de préserver l’existant », a déclaré à Enerpresse Patrick Canal. En revanche, ils n’offrent pas les conditions à un redémarrage du développement de nouveaux projets (hormis les 2 à 3 MW créés par an), soutient le délégué général du Club Cogénération de l’Atee. Tout en offrant une bien meilleure visibilité avec la fin de la renégociation annuelle sur certains points du contrat d’obligation d’achat – « c’est le principal point positif » des nouvelles modalités –, le « nouveau » cadre débouche in fine sur une rémunération moindre par rapport à la version précédente, affirme Patrick Canal.

Pour les opérateurs, les nouvelles modalités devraient aussi avoir des conséquences sur la gestion opérationnelle de leurs outils de production. Un changement en raison de l’instauration d’un plafonnement « CSPE ». Ce plafond doit permettre de limiter « le fonctionnement des cogénérations dans des conditions de marché défavorables à la production d’électricité à partir de gaz, limitant ainsi la charge supportée par la CSPE », explique la CRE dans une délibération.
De fait, le fonctionnement en mode « dispatchable » pourrait se généraliser. Avec comme risque potentiel que la cogénération ne soit pas à disposition en fin de saison hivernale, alors que des pics de froid peuvent advenir.

Avec ces textes, le secteur compte sur l’arrêt de l’hémorragie. Via le Club Cogénération, il porte deux autres dossiers, l’un concernant les unités de puissance supérieure à 12 MW (désormais sans contrat d’achat) et l’autre sur les unités raccordées en basse-tension (250 kVA). Le premier avance mais pas forcément selon les desiderata de la filière. Le projet d’arrêté, qui doit être examiné par le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) mardi 22 octobre, est loin d’être satisfaisant pour la filière. L’idée, cette fois, est d’assurer la jonction avec le mécanisme de capacité qui doit être opérationnel pour l’hiver 2016-2017. D’ici là les unités de plus de 12 MW auraient droit à une prime de capacité financée par la CSPE.
Mais alors que la filière plaide pour un montant de 45 euros/kW/an, les modalités inscrites dans les textes en circulation débouchent sur « une rémunération de 2 à 2 fois et demie inférieure », indique Patrick Canal.

Quant à la cogénération basse-tension, le Club de l’Atee a présenté en septembre un projet à la DGEC visant à développer la flexibilité de ces moyens de production. Toutefois, l’administration ne semble pas des plus empressée. Et ce alors que la décentralisation est l’un des enjeux de la transition énergétique.

Commentaires

La cogénération sauve les meubles

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

L’assainissement-démantèlement des installations nucléaires

L’assainissement-démantèlement des installations nucléaires

Date de parution : 04/2018

Voir

Montage et exploitation d’un projet éolien

Montage et exploitation d’un projet éolien

Date de parution : 05/2016

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur