Entreprises de BTP

La CGT estime entre 200.000 et 300.000 les salariés sans papiers dans le BTP

Les travailleurs sans-papiers sont 200.000 à 300.000 dans le bâtiment et les travaux publics en France, a déclaré mardi 7 octobre Eric Aubin, secrétaire général de la fédération CGT de la construction, devant une centaine de militants syndicaux réunis à Paris. « Les sans-papiers sont 200.000 à 300.000 sur nos chantiers, selon nos estimations, jamais démenties », a lancé M. Aubin devant le siège de la Fédération française du bâtiment, où avait été reçue, sans succès, une délégation réclamant un droit à la retraite à 55 ans dans le BTP.
Pour rendre le bâtiment attractif, « les employeurs doivent financer un droit à la retraite adapté. Le travail est dur, les salaires bas, on y vient plus tard et on y meurt en moyenne à 62 ans », a expliqué à l’AFP Philippe Christman, secrétaire fédéral de la CGT construction.
Selon M. Christman, en cas de crise du BTP, « le risque est que les employeurs achètent le départ des salariés précaires, avec ou sans-papiers », en « faisant porter, de fait, une part du financement aux Assedic » et sans progrès de l’attractivité de la profession.
La CGT est engagée depuis la mi-avril dans une vaste campagne en faveur de la régularisation des salariés sans-papiers en France, dans des secteurs clés comme la restauration, le nettoyage, l’intérim et le BTP.

AFP

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