Immobilier

La CGT conteste les prévisions très sombres de Nexity

La fédération CGT de la construction a contesté vendredi 10 octobre les prévisions d’Alain Dinin, PDG du promoteur immobilier Nexity, qui estime que 180.000 salariés sont menacés de chômage dans le secteur du bâtiment, en raison de la baisse de la construction dans le neuf.

Philippe Christmann, responsable de la communication de la Fédération nationale des salariés de la construction (FNSC) CGT, a déclaré à l’AFP être « tombé de l’armoire » en apprenant ces prévisions de M. Dinin. « Cinq-six jours avant, on vous dit qu’il y a un manque d’emplois dans le bâtiment, après on vous dit qu’il y en a trop », a commenté M. Christmann. Interrogé plus précisément pour savoir s’il contestait ce chiffre de 180.000 avancé par le PDG de Nexity, il a répondu : « Bien sûr ».
« Je pense qu’aujourd’hui ils se servent de la conjoncture » générale pour « mettre la pression », faire encore plus de « chantage à l’emploi » et « essayer de gratter encore un peu plus au niveau des cotisations sociales », a affirmé le syndicaliste. « Les carnets de commandes sont pleins sur 5 et 6 mois voire même plus », a-t-il poursuivi. « Si vraiment on était dans des difficultés de carnets de commandes », il faudrait « prendre des mesures en amont de formation » des salariés, y compris les intérimaires, « plutôt que de faire des mesures de licenciement », a estimé M. Christmann. Le secteur « a de l’argent pour » cela, selon lui.
« Les profits engrangés ces dernières années avec des records pour les grands groupes devraient servir l’emploi, la formation et le pouvoir d’achat des salariés qui eux sont toujours les derniers servis », souligne par ailleurs la fédération CGT dans un communiqué.

AFP

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