Entreprises de BTP

La CGT-Construction manifeste devant la FFB

Mots clés : Peinture

Des centaines de militants ont protesté lundi 15 janvier à Paris contre « la répression syndicale » visant selon eux un de leurs cadres, jugé en appel pour avoir projeté de la peinture sur le siège de la Fédération française du bâtiment.

Des centaines de militants de la CGT-Construction venus du Tarn, des Vosges, de Loire-Atlantique, de Seine-Maritime ou encore du Nord, se sont rassemblés lundi 15 janvier devant le siège de la FFB, dans le XVIe arrondissement, pour soutenir  Philippe Christmann, reconnu en décembre 2016, « coupable d’avoir projeté de la peinture sur diverses parois des locaux » et « complice » de diverses dégradations (autocollants, tags et confettis jetés, mobilier déplacé, grille de sécurité abimée) « ayant entraîné un dommage léger ».

Le parquet a fait appel du jugement le condamnant à une amende de 500 euros et à verser environ 17.000 euros à la FFB (1.000€ de préjudice moral, plus de 14.500€ pour le préjudice matériel et 1.500€ de frais de justice). L’audience a finalement été reportée au 26 mars.

 

 

 

 

Philippe Martinez (CGT), Gérard Filoche (ex-PS) et Eric Coquerel (LFI) notamment ont pris la parole pour dénoncer à l’unisson une « répression syndicale et sociale » grandissante, sous les applaudissements des militants munis de drapeaux, sifflets, pétards et confettis.

Devant eux, une affiche proclamait « Pour qu’un bâtiment sorte de terre… C’est un ouvrier, chaque jour, que l’on enterre !!! ». Une couronne de fleurs, avec la mention « Pour les salariés morts au travail », était également déposée devant l’entrée de la FFB, fermée pour l’occasion.

« Le procès des confettis et de la peinture à l’eau », comme l’a rebaptisé la CGT, trouve son origine dans une manifestation surprise organisée par une trentaine de militants de la CGT-Construction, en avril 2014, pour revendiquer un départ à la retraite à 55 ans dans les métiers pénibles. La CGT-Construction « réclame la reprise des négociations » sur ce thème dans tous les métiers, et particulièrement dans le bâtiment où il y a « un mort par jour travaillé » et « un accident toutes les 5 minutes », a déclaré à l’AFP son secrétaire général, Serge Pléchot.

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