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La Capeb enjoint à l'Etat de réaliser une profonde étude sur la qualification RGE
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La Capeb enjoint à l'Etat de réaliser une profonde étude sur la qualification RGE

Augustin Flepp |  le 07/06/2019  |  ArtisanatRGE

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Alors que la qualification RGE est en proie à de nombreuses critiques, la Capeb a tenu à rappeler l’efficacité du dispositif mis en place en 2014. Le syndicat patronal de l’artisanat souhaite s’appuyer sur les 30 000 audits RGE réalisés en 2018 pour mieux identifier les problèmes rencontrées par les entreprises de travaux.

Fausse qualification, professionnels mal formés, non-respect du droit européen… Depuis plusieurs mois, les attaques se multiplient contre la qualification RGE, ternissant un peu plus l’image des organismes de certification (Qualibat, Qualit’EnR) et des milliers d’artisans de la rénovation énergétique. Face à ces critiques, Sabine Basili, la vice-présidente de la Capeb, a tenu à apporter son soutien à ce dispositif. « RGE est en proie à des attaques non fondée qui vont finir par nuire au dispositif tout entier. C’est pourquoi, nous souhaitons rétablir des vérités et faire le point sur les critiques virulentes assénées sans preuve ni arguments ».


Le syndicat patronal des entreprises artisanales répond aux charges régulières de l’UFC-Que choisir concernant les mauvaises pratiques commerciales des professionnels de la rénovation énergétiques (devis mal rédigés, malfaçons…). La Confédération précise que seulement 10% des chantiers réalisés par les professionnels RGE ont comporté des cas de non-conformités techniques. En effet, sur les 25 280 audits réalisés par les auditeurs de Qualibat en 2018, seulement 2 270 ont présenté des défauts comme l’installation d’un pare-vapeurs à l’envers ou un défaut d’étanchéité.

Des professionnels mieux formés

La Capeb rappelle que plus de 170 000 professionnels ont été formés et accompagnés dans le cadre du programme FEE Bat, (Formations aux économies d’énergie dans le bâtiment). "Si le professionnel n’a pas suivi une des formations FEE Bat, il y a peu de chance qu’il soit capable de remplir le QCM d’obtention de la qualification RGE", explique Sabine Basili, vice-présidente de la Capeb. "Le bilan du programme FEE Bat depuis dix ans montre qu’il y a une réelle prise de conscience chez les artisans de la nécessité de mieux se former aux travaux de rénovation énergétique", souligne-t-elle.

Simplification administrative

Pour améliorer le dispositif, l'organisation professionnelle propose de s’appuyer sur des données concrètes pour repérer les difficultés rencontrées par les entreprises. Ainsi, la confédération demande aux pouvoirs publics de réaliser une étude basée sur les 30 000 audits opérés en 2018 par les organismes de qualification (Qualibat, Quali’EnR, Qualifelec). « Cette étude doit permettre de mieux identifier les cas de malfaçon et de comprendre les écarts entre le chantier de qualité et ceux comportant des désordre », souligne Sabine Basili. « Nous voulons obtenir des données statistiques basées sur la réalité du terrain et non pas sur quelques plaintes recensées par la DGCCRF ou l’UFC-Que choisir ».


La Capeb appelle à une révision du dispositif. L’organisme professionnelle dénonce les lourdeurs administratives qui empêchent les petites entreprises du bâtiment d’accéder à la qualification. Elle avait pourtant exigé, dès la mise en place du RGE en 2014, de rendre le dispositif accessible à toutes les entreprises. Par ailleurs, la Capeb demande à ce que les audits se concentrent majoritairement sur la partie technique, ce qui n’est pas le cas actuellement.

De plus, la Capeb milite pour une ouverture du dispositif à toutes les entreprises, en s’appuyant sur l’audit « coup par coup ». Celui-ci vise à faire bénéficier aux clients des entreprises peu positionnées sur le marché de la rénovation énergétique des mêmes aides financières que celles permises par les entreprises RGE, à condition de se soumettre à un contrôle systématique en fin de chantier pour s’assurer de la qualité des travaux.


Enfin, l’organisation professionnelle demande aux pouvoirs publics et à l’Ademe de renforcer la communication sur le dispositif RGE auprès du grand publics, en rappelant la nécessiter de vérifier systématique sur le site de l’Ademe www.faire.fr que l’entreprise choisie pour les travaux détient le précieux sésame.

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