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La Briqueterie, incubateur de danse contemporaine

le 26/04/2013  |  Val-de-MarneFrance entièreCultureInternationalProfession

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Restructurée et agrandie, l’ancienne fabrique de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) renaît en centre de développement chorégraphique (CDC). Un outil performant et généreux, où le superflu n’est pas de mise.

La banlieue parisienne n’a jamais été tendre avec son patrimoine industriel. A Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), il ne reste rien de l’ancienne briqueterie de Gournay, rasée pour laisser place à une ZAC des années 2000 déjà vieillissante. Rien, à une exception près : un bâtiment flanqué d’une imposante cheminée qui abritait les fours et séchoirs. C’est dans ce vestige sauvé in extremis de la démolition, et complété d’une extension, que renaît un outil sur mesure pour les danseurs. Le centre de développement chorégraphique (CDC) a ouvert le mois dernier, lors de la 17 e biennale de danse du Val-de-Marne. Il fait partie des dix établissements, labellisés par l’Etat depuis 2006, qui accueillent en résidence de jeunes compagnies. « On est passé d’un outil de fabrication de la brique à un outil de fabrication de chorégraphies. Cela reste un lieu de production », résume l’architecte Philippe Prost qui confirme la capacité de ce patrimoine à s’adapter aux programmes contemporains et à de nouveaux usages.

Le plan semble reproduire le dessin d’une maçonnerie de briques, dont les volumes seraient les briques et les circulations les joints. Ces dernières protègent en les enveloppant les studios de danse et contribuent, avec les escaliers et coursives extérieurs, à rendre le centre fluide et souple dans son fonctionnement (les deux corps de bâtiment peuvent être indépendants). La structure d’origine a été conservée dans son intégralité : soubassement en pierre massive, étages en briques et charpente métallique, plancher intermédiaire en voûtains.

Greffes nécessaires

« Notre intervention a consisté à rajouter des éléments qui n’altèrent pas cette structure capable », précise l’architecte. Sans s’interdire les greffes nécessaires pour assurer la mise en service de l’équipement. Une dalle béton a donc été créée pour ménager un étage en mezzanine avec loges et bureaux. Les fluides sont dissimulés dans une surtoiture habillée d’acier laqué de 1,50 m d’épaisseur. La circulation principale, galerie de 60 mètres de long formant l’épine dorsale du dispositif, est rapportée en façade côté jardin, dans un volume tout vitré. L’architecture est sobre, utile, sans décor superflu. « Le principal enjeu était de donner des conditions de confort optimales aux danseurs », rappelle l’architecte. Les trois studios de répétition sont logés à l’étage de l’ancien bâtiment pour gagner en luminosité et profiter de la générosité des volumes sous charpente. Chaque studio est équipé d’un parquet posé sur des demi-balles de tennis qui le rendent souple et dynamique à la fois. Les panneaux de fibralite en sous-toiture, la projection de Sédiphone (matériau absorbant) aux murs et les doubles-fenêtres côté rue règlent l’isolation acoustique. A l’équerre, l’extension bardée de zinc abrite le « studio-scène ». C’est dans cette boîte noire (15 x 15 x 9 m de hauteur) que se dérouleront les dernières répétitions avant de partir en tournée. « Les 180 places assises offrent la possibilité de faire du CDC un lieu de diffusion, car cet outil a aussi vocation à sensibiliser à la danse le plus grand nombre », précise le directeur Daniel Favier. Raison pour laquelle deux espaces extérieurs prolongent l’activité du CDC : un jardin et un parvis abrité avec gradins. Deux lieux propices à des spectacles inédits avec, en fond de scène, les grands ensembles et le petit pavillonnaire.

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PHOTO - 713042.BR.jpg - © photos : LUC BOEGLY
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PHOTO - 713084.BR.jpg - © AGENCE D’ARCHITECTURE PHILIPPE PROST
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PHOTO - 713039.BR.jpg - © LUC BOEGLY
Fiche technique

Maître d’ouvrage : conseil général du Val-de-Marne. Maître d’œuvre : Philippe Prost, architecte (AAPP) ; in-Folio, paysagistes ; Pierre di Sciullo, signalétique ; Yann Toma, lumière. BET : Gec Ingénierie (économie), Michel Banon (structure), Scène (scénographie technique). Entreprises : Entreprise Boyer (démolition, gros œuvre, désamiantage, VRD), Antonangeli (bardage zinc), AMG Féchoz (serrurerie, machinerie scénique, tenture), Spectat (parquet), Clestra (lots de finition), Vulcain (menuiseries extérieures), MGB Batibois (menuiseries intérieures), Cegelec (CVC), FBI (électricité). Surface : 3 400 m 2 Shon. Montant des travaux : 8 millions d’euros HT. Livraison : fin 2012.

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