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La Bretagne en TGV à partir de 2012

Defawe Philippe |  le 08/12/2005  |  EureEure-et-LoirCherMayenneMorbihan

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Le président de Réseau ferré de France (RFF) Michel Boyon, a confirmé jeudi à Saint-Malo que le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Le Mans et Rennes, qui doit mettre Brest et Quimper à trois heures de Paris, serait réalisé d'ici "2012 ou 2013".

"C'est évident, les choses sont acquises. Les gens optimistes disent « on y arrivera en 2012 », les gens plus prudents disent « pour les premiers mois de 2013 »", a déclaré à l'AFP M. Boyon, lors de l'arrivée du premier TGV inaugural de la ligne qui reliera Paris à Saint-Malo en moins de trois heures à partir du 11 décembre.
La prolongation de la LGV jusqu'à Rennes permettra de relier Paris à Rennes en 1h30, contre deux heures actuellement, un enjeu important notamment pour l'ouest de la Bretagne.

M. Boyon a rappelé que la décision de prolonger la LGV entre Le Mans et Rennes d'ici 2012 avait été prise par le gouvernement lors d'un comité interministériel de l'aménagement du territoire (CIADT) en décembre 2003. Il a confirmé que l'enquête d'utilité publique serait lancée fin mai 2006, pour une décision rendue dans le courant de l'année. "On commencera les travaux en 2009", a-t-il indiqué.

Des travaux de modernisation des voies de Rennes vers Brest et Quimper permettant aux TGV de rouler à 200-220 km/h au lieu de 160 km/h actuellement, sont également prévus, a indiqué M. Boyon. Selon lui, ces travaux qui incluent notamment la modification de certaines courbes et la suppression de passages à niveau, représenteront un investissement de 500 millions d'euros.

Le président socialiste de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, a affirmé que cette ligne serait desservie par des TGV pendulaires, nécessaires selon lui pour mettre effectivement Quimper et Brest à 3 heures de Paris, contre vingt minutes de plus sans cette technologie.
Selon lui, la SNCF s'est engagée avec Alstom sur cette technologie jamais utilisée en France, qui permettrait l'inclinaison des TGV dans les virages pour gagner en vitesse sur les lignes classiques. "Il faut le pendulaire. On s'est battu pour avoir le pendulaire et on l'a", a-t-il affirmé à l'AFP.

Le président de la SNCF Louis Gallois, présent à Saint-Malo, s'est montré plus prudent. "Il faut savoir si c'est possible techniquement. C'est une affaire qui concerne les industriels. Nous nous sommes engagés sur ce chantier", a-t-il simplement indiqué à l'AFP.
Un autre responsable de la SNCF s'est toutefois montré dubitatif. "Le pendulaire a été une solution à laquelle on a pensé sur Paris-Strasbourg et sur Paris-Toulouse, mais qui a été abandonnée, car elle coûte cher par rapport aux gains de temps permis", a-t-il souligné sous couvert de l'anonymat.

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