Aménagement

L’utopie, reine des jeunes talents du paysage

Mots clés : Architecte - Architecture

L’utopie a inspiré Benjamin Mesnager, l’un des deux lauréats de la seconde édition des prix des diplômes du paysage aux côtés de Fabien Decoucut, autre élève de l’école de Blois. Président du jury, François Chaslin, architecte et critique d’architecture, a proclamé le palmarès le 2 juin au pavillon de l’Arsenal, à Paris.

Entre le canal de l’Ourcq et les cités HLM de Sevran (Seine-Saint-Denis), le paysage organise l’économie circulaire et tisse des liens sociaux autour d’activités touristiques et agricoles. Pour servir sa vision d’utopiste assumé, Benjamin Mesnager maîtrise un « graphisme magnifique », salué en ces termes par le président du jury François Chaslin, le 2 juin lors de la remise des prix des « Talents 2014 » : cette manifestation récompense les travaux de fin d’étude livrés en 2013 par les étudiants des six écoles reconnues par la Fédération française du paysage (FFP). La maîtrise du dessin a emporté l’adhésion unanime du jury auxquels participaient également Sylvain Kahn, historien et géographe, Christophe Nadjdovski, adjoint au maire de Paris chargé de l’espace public et Yves Pilorge, vice-président de la FFP, créatrice de l’événement en 2013.

 

Le pied à l’étrier

 

« Le paysagiste ne doit pas se situer au-dessus des habitants ; j’ai cherché à interprété les attentes locales, et à exploiter la richesse du matériau vivant et gratuit qui se trouve à leur disposition », commente le lauréat âgé de 27 ans, diplômé de l’école nationale supérieure de la nature et du paysage de Blois, mais aussi de l’école du paysage belge de Gembloux. Partie intégrante du métier de paysagiste à ses yeux, la médiation sociale reste absente de la formation initiale. Son second diplôme lui a ouvert la voie de la commande publique, en région parisienne et à Montpellier, pour le compte de plusieurs agences dont Coloco et le Jardinier des Villes.

 

 

Egalement issu de Blois, Fabien Decoucut, l’autre lauréat âgé de 29 ans, a imaginé un Central Parc dans un site de frange entre le vieux Lille et d’anciens quartiers portuaires, à l’ombre de la citadelle de Vauban. « Son enquête approfondie dans le milieu des décideurs locaux a crédibilisé sa démarche », souligne le président du jury. « J’ai trouvé compliqué l’exercice de présentation d’un projet laissé de côté depuis un an », commente le lauréat avant de lâcher : « Merci à Blois ». Associés au sein de l’agence Après la pluie créée en 2010, ses  deux professeurs Anne Sophie Verriest et Nicolas Renard ont embauché le jeune diplômé originaire de Toulouse. Fabien Decoucut est alors passé de la métropole du Nord à La Défense, où il participe à la  rénovation du parc Diderot, ainsi qu’à La Rochelle, où il contribue à la création d’un parc bas carbone.

 

Essai transformé

 

Avec cette seconde édition, la FFP transforme l’essai marqué l’an dernier lors du lancement de l’événement annuel, désormais accompagné sur le plan médiatique : un catalogue présente le détail des 13 projets présélectionnés fin avril par un premier jury d’experts. Un site dédié présentera prochainement une version en ligne. Face aux écoles d’Angers, Bordeaux, Paris et Versailles, la deuxième édition conforte l’école de Blois, qui avait déjà formé deux des trois lauréats proclamés en 2013.

 

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